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''Apprivoiser nos deuils'' des conférences philosophiques de Jean-Michel Longneaux

Publié le par Yvan Tasiaux

''Apprivoiser nos deuils'' des conférences philosophiques de Jean-Michel Longneaux
L’Association des soins palliatifs en Province de Namur organise un cycle de conférences sur le thème “Apprivoiser nos deuils”. Ces six conférences, six leçons philosophiques sur le deuil seront données par Jean-Michel Longneaux. Des conférences qui s’adressent aux professionnels du monde de la santé comme au public le plus large. Elles auront lieu, un mercredi par mois, durant six mois. 
 
 
Jean-Michel Longneaux, professeur à l'Université de Namur: ''Je propose aux personnes une approche philosophique de nos deuils. Pour les professionnels du monde de la santé, ces leçons peuvent être considérées comme un outil de plus. Les professionnels de la santé ne sont-ils pas eux aussi concernés par la mort?'' 
Un cycle de conférences qui s'inscrit dans le cadre d'une société qui vit mal le deuil. Les personnes endeuillées ont tendance à reprendre le travail très(trop?) vite de crainte d'être marginalisées. Il y a un réel malaise face à la mort très souvent mal comprise. Une mort qui est là encore pour nous rappeler que l'on ne maîtrise pas tout.  ''Nous nous trouvons souligne Jean-Michel Longneaux dans une société où tout est aseptisé. Etre malade n'est pas bien vu.''
Les rendez-vous: le 25 janvier, “De quoi fait-on le deuil?”; le 22 février, “Quelle place pour les émotions?”; le 29 mars, “Un deuil, ne se vit jamais seul”; le 26 avril, “Ce que révèle le deuil: notre finitude”; le 17 mai, “Ce qui révèle le deuil, notre solitude” et le 14 juin, “Ce que révèle le deuil, l’incertitude de l’existence”. Il est bien sûr conseillé de suivre l'ensemble des leçons mais le choix peut aussi se faire à la carte. 
Des conférences qui se dérouleront à l’amphithéâtre Aula Maior, rue Grafé, 1 à Namur. Elles débuteront à 20h.
Infos et inscriptions: 081/43.56.58 - 
info@asppn.be

 
''Apprivoiser nos deuils'' des conférences philosophiques de Jean-Michel Longneaux

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L'ange de Bethléem

Publié le par Philippe Goffinet

L'ange de Bethléem

Chers amis,

La basilique de la Nativité de Bethléem fait actuellement l’objet d’une restauration intérieure. Un travail gigantesque mené par une équipe italienne. Des mosaïques obscurcies par des siècles de couches de poussière et de suie viennent de retrouver leur éclat et leur beauté... Difficile de croire qu’elles ont été réalisées il y a 1000 ans!

Mais la surprise fut la découverte d’un ange, entièrement dissimulé sous un enduit. Le septième ange de la basilique au visage merveilleux et rayonnant. Penché vers le sol, il va désormais saluer les milliers de pèlerins qui font la file dans la basilique avant de pouvoir descendre dans la grotte pour un moment de recueillement devant l’étoile qui marque l’endroit de la naissance de Jésus.

Cet ange retrouvé est sans doute un lointain parent de celui qui a réveillé les bergers de Bethléem dans les campagnes de Beit Sahour, avec cette bonne nouvelle : “Aujourd’hui dans la ville de David vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.”

Il est urgent de retrouver cet ange qui sommeille en nous... Il nous invite à accueillir le Prince de la paix dans l’aujourd’hui de nos vies et de notre monde. Il a besoin de nos cœurs et de nos mains pour que cette paix naisse et grandisse en cette humanité où notre Dieu a pris chair. Le message de Bethléem est un message d’espérance pour le monde entier.

Madame Vera Baboun, maire catholique de Bethléem depuis 2012, le souligne avec force dans un très beau livre “Pour l’amour de Bethléem, ma ville emmurée” publié en novembre de cette année chez Bayard : “Nous sommes là, chrétiens de Bethléem, pour rappeler au reste du monde ce qui s’est passé ici. Bethléem n’est pas seulement une ville, c’est une façon d’être, un onguent de paix qui ne demande qu’à se répandre sur la planète. Hélas, aussi longtemps que notre ville qui fut le berceau du prince de la paix, sera emmurée, la paix ne règnera pas. Nous sommes l’étendard de la paix, ses gardiens et ses défenseurs. Nous ne méritons pas cette disgrâce. A Bethléem se trouve la grotte où notre Seigneur, par sa naissance, a changé le calendrier du monde! L’humanité pouvait en faire bon ou mauvais usage, mais ce fut le signal d’une civilisation nouvelle, d’une lecture nouvelle de notre destinée. Puisse le monde s’en apercevoir, avant qu’il ne soit trop tard.”

Bonne fête de Noël ! 

Philippe Goffinet, directeur des Pèlerinages Namurois

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«Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas». C'est au Québec. Et chez nous? Une réflexion intéressante.

Publié le par Katia Gagnon

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

Quand il était enfant, Paul Taylor a eu faim. Il a grandi dans une famille dont la survie dépendait des banques alimentaires. Devenu adulte, il a siégé au conseil de l'une des plus grandes banques alimentaires du Canada, celle de Toronto. Aujourd'hui, il dirige un organisme d'aide dans le Downtown East Side de Vancouver, l'un des quartiers les plus défavorisés du pays.

De toutes ces expériences, il a tiré une leçon. Et elle est brutale. «Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas.»

Pourquoi donc?

«Pendant qu'on se concentre sur cette oeuvre charitable, on perd l'occasion de faire un débat sur les vraies raisons de la pauvreté. Les gens n'ont pas besoin de plus de nourriture. Ils ont besoin de plus de revenus. Et ça, on n'en parle jamais, dit-il. Ce qu'on enseigne aux enfants, c'est que pour aider les pauvres, il faut donner une boîte de conserve de notre garde-manger.»

Paul Taylor n'est pas le seul à mettre en doute le bien-fondé du travail de ces énormes entreprises que sont devenues les banques alimentaires. Moisson Montréal, démarrée par trois personnes dans un sous-sol d'église au milieu des années 80, est devenue 30 ans plus tard la plus grande banque alimentaire de l'Amérique du Nord.

Elle a un budget annuel de 6 millions de dollars, et emploie 50 personnes à temps plein. Près de 50 bénévoles par jour travaillent également à recevoir, trier et réexpédier vers les groupes communautaires la nourriture qui provient presque exclusivement de dons de l'industrie alimentaire.

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

Seulement depuis 2008, les dons ont grimpé de 28%. «On n'est jamais retombés dans les chiffres d'avant 2008», dit Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec. Dans certaines régions, comme la Rive-Sud de Montréal, la demande a explosé: il y a 51% de plus de denrées distribuées depuis 2009.

«Notre but, ce serait de fermer. Mais la réalité, ce n'est pas ça, dit André Bossé, directeur des opérations à Moisson Montréal. La demande augmente chaque année!» Et ça ne s'arrêtera pas: une estimation réalisée par la firme comptable Raymond Chabot prévoit que les dons de denrées de Moisson Montréal augmenteront encore de 30% au cours de prochaine décennie.

Des cataplasmes commodes

Comme Paul Taylor, de plus en plus de chercheurs fustigent les «cataplasmes» que sont devenues les banques alimentaires, qui permettent aux gouvernements de détourner le regard du vrai problème: le niveau du chèque d'aide sociale ou du salaire minimum.

«Il faut fermer les banques alimentaires au Canada». C'était le titre, volontairement provocateur, d'une lettre d'opinion publiée dans le Globe and Mail il y a quatre ans par Elaine Power, une chercheuse parmi les plus éminents spécialistes en matière de pauvreté à l'échelle canadienne.

«On s'est concentrés sur la nourriture et on a oublié que le vrai problème, c'est la pauvreté, dit Elaine Power, qui enseigne à l'Université Queen's de Toronto. Quand on avance qu'il faudrait donner de l'argent plutôt que de la nourriture, la population réagit mal. On tombe dans les préjugés.»

Et le plus surprenant, c'est que la majorité des gens qui ont faim ne fréquentent pas les banques alimentaires, observe Elaine Power. «La seule étude réalisée sur la question a montré que de 65 à 80% des familles qui ne mangent pas à leur faim ne vont jamais dans les banques alimentaires. Elles sont chez elles, et elles ont faim.»

«L'insécurité alimentaire est un problème invisible, dit la chercheuse Lynn McIntyre, de l'Université de Calgary. Contrairement aux sans-abri, qu'on croise dans la rue, personne ne voit les mères et les pères qui n'ont pas assez de nourriture pour leurs enfants.»

Les banques alimentaires, estime Elaine Power, «ont été démarrées par compassion, elles sont gérées par des gens bien intentionnés, mais maintenant, elles sont devenues un problème, un rouage bien huilé de la philanthropie des entreprises».

«Il ne faut pas oublier que les banques alimentaires sont une aubaine pour l'industrie: plutôt que de payer pour disposer de leurs produits non conformes, ils appellent les banques alimentaires, quelqu'un vient les chercher, et ça ne coûte rien, explique Paul Taylor. De plus, ils peuvent ensuite écrire dans leur bilan annuel qu'ils ont donné tant de kilos aux banques alimentaires.»

«On fait partie du problème, admet Zakary O. Rhissa. Si nous n'existions pas, le gouvernement prendrait peut-être ses responsabilités. Tout ce qu'on fait à l'heure actuelle, ils n'ont pas à le faire... Ce sont les services gouvernementaux qui nous envoient de la clientèle!»

La pilule est d'autant plus difficile à avaler que les gouvernements versent très peu de fonds aux banques alimentaires. Actuellement, l'État verse un dollar sur dix dans le budget des banques alimentaires. Le reste provient de dons.

La pauvreté acceptable

Ces arguments hérissent Pierre Legault, fondateur de Moisson Montréal. «Je n'ai jamais douté du bien-fondé des banques alimentaires, dit-il. Ce que je réponds à ces chercheurs, c'est: toi, es-tu prêt à ne pas manger pendant un mois pour faire pression sur les gouvernements? Non? Bon. Alors ne demande pas aux enfants de le faire.»

Néanmoins, Pierre Legault a choisi de quitter Moisson Montréal après six ans d'existence. «L'organisation était lancée. Et je voulais travailler davantage sur la cause du problème.» C'est ce qu'il a fait aux magasins Renaissance, qui ont lancé plus de 3000 personnes sur le marché du travail depuis 20 ans.

«Ce que je trouve dommage, c'est que la pauvreté est devenue acceptable. Et que les moyens ne sont pas mis en place pour que les banques alimentaires n'existent plus. On les a, les chiffres. On sait ce que ça prendrait pour sortir les gens de la pauvreté.»

Les banques alimentaires «sont devenues une béquille dont on ne peut plus se passer», estime le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Massé, qui croit que ce qu'on économise en aide sociale, on le paie en coûts de santé. «Est-ce qu'il serait temps de penser à un revenu minimum garanti?»

Lynn McIntyre et Elaine Power sont de cet avis. Pour elles, comme pour beaucoup de chercheurs, dont l'actuel ministre de l'Éducation du Québec, François Blais, ainsi que le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos - qui ont écrit en 2005 un livre sur la question -, l'heure est venue de mettre fin à la charité et de commencer à réfléchir à un revenu minimum garanti.

Une somme qui sortirait les familles de la pauvreté et leur donnerait les moyens d'acheter elles-mêmes de la nourriture convenable.

Pour Mme McIntyre, l'exemple des aînés canadiens est très éclairant. Avec la pension de vieillesse et le supplément de revenu garanti, qui totalisent au maximum 15 000$ par an, on a sorti les gens âgés de la pauvreté. Résultat: le taux d'insécurité alimentaire chez les aînés canadiens est très bas. «Avec cet argent, on les a sortis de l'insécurité alimentaire.» Les différents ordres de gouvernement pourraient graduellement appliquer la même recette à des clientèles de plus en plus jeunes. Le coût total de la mesure est énorme: 30 milliards de dollars. «Mais dans ce calcul, il ne faut pas oublier que 20% de nos coûts de santé sont dus à la pauvreté», observe Elaine Power.

La vie de plus en plus chère

Pourquoi autant de gens ont faim? Parce que la nourriture est le seul élément compressible d'un budget devenu de plus en plus serré, explique Richard Massé, directeur de la santé publique de Montréal.

Katia Gagnon

lapresse.ca

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À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur

Publié le par Yvan Tasiaux

À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur
François Jacques aurait bien voulu publier de son vivant l’œuvre à laquelle il a consacré plusieurs dizaines d’années: un ''Répertoire des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur''. Son décès en 1992 ne lui en a pas laissé le temps... C’est le chanoine Daniel Meynen qui a poursuivi le travail. Avec aujourd’hui comme résultat la parution du premier des cinq tomes que comptera la série.
 
François Jacques est une personnalité bien connue François Jacques est une personnalité bien connue du diocèse. Né à Andenne en 1907, docteur en philosophie et lettres à l’âge de 22 ans, celui qui a commencé sa carrière comme professeur de français s’est très vite passionné pour l’histoire en général, et l’histoire ecclésiastique en particulier. Sur une période de plus de cinquante ans, il a publié pas moins de 57 articles et livres sur le sujet, dont plusieurs consacrés au diocèse de Namur. 
Parmi les projets de l’historien, on retiendra tout particulièrement celui de dresser un inventaire complet des églises et des chapelles de l’ancien diocèse de Namur (avant 1801)… Cela aurait dû être une des réalisations majeures de sa vie. Si sa mission n’a pu être menée à son terme du fait de sa mort survenue en 1992, François Jacques a laissé derrière lui une abondante documentation et de nombreuses fiches… Un labeur que le chanoine Daniel Meynen, archiviste de l’évêché, a voulu poursuivre et terminer. L’œuvre finale consistera en un Répertoire de cinq volumes dont le premier vient de sortir aux éditions namuroises (lettres A-B-C, de Abolens à Cul-des-Sarts).


De 1559 à 1801
Précédé d’une longue introduction présentant tout ce que François Jacques a pu réaliser, ce ''Répertoire des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur'' se compose d’autant de notices qu’il se rencontre de lieux de culte dans l’ancien diocèse de Namur, depuis sa création en 1559 jusqu’à son remplacement, en 1801, par le diocèse actuel.
Notice après notice, chaque endroit est circonscrit; son histoire – brève ou longue – dressée et sa graphie collationnée à partir des plus anciens manuscrits, des pouillés et des visites pastorales et décanales. Le lecteur parcourra ainsi quelques lieux du Hainaut, une grande partie du Brabant wallon, tout l’ancien comté de Namur, que l’auteur, pour éviter des incompréhensions dans l’organisation paroissiale, a étendu jusqu’aux limites de l’actuelle province du même nom, et quelques lieux des provinces de Liège et Luxembourg.
L’ouvrage est vendu au prix de 24 € à l’une des adresses suivantes de Namur: CDD, librairie Au Vieux Quartier ou librairie Papyrus. Il est également possible de le commander aux éditions namuroises : 
info@editionsnamuroises.be – www.editionsnamuroises.be – compte BE95 7775 9958 4358 (frais de port: 6,10 €).
À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur

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