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En Avent. Réunion de famille. Méditation.

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En Avent. Réunion de famille. Méditation.
 
 
Aujourd’hui, réunion de famille ! Rassemblement de ma famille, vous savez, celle du côté du Christ : je pars à la messe. Je me laisse aller à la joie de cette rencontre, d’abord avec les membres de cette église en priant et chantant à l’unisson. J’essaie de cultiver de bons rapports avec ma famille chrétienne. Je dois en prendre soin, être proche d’elle.

Puis surtout, dans cette rencontre, il y a Jésus. C’est Lui qui nous convoque : « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »*, nous dit-Il. Alors, pourquoi hésiterais-je ?

Revivre sa passion, sa résurrection et communier au corps du Christ vivant qui a souffert et s’est livré pour nous. Il vient nous nourrir de Lui et se rend présent en nous. Laissons-nous aller à savourer cet instant et laissons-nous envahir par cette joie que Dieu nous apporte. J’observe tous ces gens qui viennent de recevoir ce pain de vie. Ils sont nourris du même pain que moi, au même corps, unis dans la même communion. Ce sont bien mes frères. Je les regarde défiler devant moi. Comme moi, ils ont quelque chose de divin en eux : la vie, la grâce, l’esprit agissant. Je les vois sortir de l’église comme des porteurs de lumière. Ils vont s’égailler dans la ville.

Saurons-nous, comme Marie, prendre soin de Lui ? Saurons-nous être à la hauteur de ce que nous portons ? Nous sommes envoyés en mission. Mon Dieu, permets-nous d’être des témoins de ta naissance en nous, au milieu de nous. À la suite de Marie, osons dire : « Voici la servante du Seigneur » **.
 
* Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, verset 20. 
** Évangile selon saint Luc chapitre 1, verset 38.
Méditation enregistrée dans un studio RCF Nord de France.

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«Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas». C'est au Québec. Et chez nous? Une réflexion intéressante.

Publié le par Katia Gagnon

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

Quand il était enfant, Paul Taylor a eu faim. Il a grandi dans une famille dont la survie dépendait des banques alimentaires. Devenu adulte, il a siégé au conseil de l'une des plus grandes banques alimentaires du Canada, celle de Toronto. Aujourd'hui, il dirige un organisme d'aide dans le Downtown East Side de Vancouver, l'un des quartiers les plus défavorisés du pays.

De toutes ces expériences, il a tiré une leçon. Et elle est brutale. «Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas.»

Pourquoi donc?

«Pendant qu'on se concentre sur cette oeuvre charitable, on perd l'occasion de faire un débat sur les vraies raisons de la pauvreté. Les gens n'ont pas besoin de plus de nourriture. Ils ont besoin de plus de revenus. Et ça, on n'en parle jamais, dit-il. Ce qu'on enseigne aux enfants, c'est que pour aider les pauvres, il faut donner une boîte de conserve de notre garde-manger.»

Paul Taylor n'est pas le seul à mettre en doute le bien-fondé du travail de ces énormes entreprises que sont devenues les banques alimentaires. Moisson Montréal, démarrée par trois personnes dans un sous-sol d'église au milieu des années 80, est devenue 30 ans plus tard la plus grande banque alimentaire de l'Amérique du Nord.

Elle a un budget annuel de 6 millions de dollars, et emploie 50 personnes à temps plein. Près de 50 bénévoles par jour travaillent également à recevoir, trier et réexpédier vers les groupes communautaires la nourriture qui provient presque exclusivement de dons de l'industrie alimentaire.

En 30 ans, la quantité de denrées distribuées n'a cessé d'augmenter car de nouvelles clientèles - travailleurs au salaire minimum, pigistes, étudiants - se sont mises à fréquenter ces organismes. Aujourd'hui, un client sur dix travaille.

Seulement depuis 2008, les dons ont grimpé de 28%. «On n'est jamais retombés dans les chiffres d'avant 2008», dit Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec. Dans certaines régions, comme la Rive-Sud de Montréal, la demande a explosé: il y a 51% de plus de denrées distribuées depuis 2009.

«Notre but, ce serait de fermer. Mais la réalité, ce n'est pas ça, dit André Bossé, directeur des opérations à Moisson Montréal. La demande augmente chaque année!» Et ça ne s'arrêtera pas: une estimation réalisée par la firme comptable Raymond Chabot prévoit que les dons de denrées de Moisson Montréal augmenteront encore de 30% au cours de prochaine décennie.

Des cataplasmes commodes

Comme Paul Taylor, de plus en plus de chercheurs fustigent les «cataplasmes» que sont devenues les banques alimentaires, qui permettent aux gouvernements de détourner le regard du vrai problème: le niveau du chèque d'aide sociale ou du salaire minimum.

«Il faut fermer les banques alimentaires au Canada». C'était le titre, volontairement provocateur, d'une lettre d'opinion publiée dans le Globe and Mail il y a quatre ans par Elaine Power, une chercheuse parmi les plus éminents spécialistes en matière de pauvreté à l'échelle canadienne.

«On s'est concentrés sur la nourriture et on a oublié que le vrai problème, c'est la pauvreté, dit Elaine Power, qui enseigne à l'Université Queen's de Toronto. Quand on avance qu'il faudrait donner de l'argent plutôt que de la nourriture, la population réagit mal. On tombe dans les préjugés.»

Et le plus surprenant, c'est que la majorité des gens qui ont faim ne fréquentent pas les banques alimentaires, observe Elaine Power. «La seule étude réalisée sur la question a montré que de 65 à 80% des familles qui ne mangent pas à leur faim ne vont jamais dans les banques alimentaires. Elles sont chez elles, et elles ont faim.»

«L'insécurité alimentaire est un problème invisible, dit la chercheuse Lynn McIntyre, de l'Université de Calgary. Contrairement aux sans-abri, qu'on croise dans la rue, personne ne voit les mères et les pères qui n'ont pas assez de nourriture pour leurs enfants.»

Les banques alimentaires, estime Elaine Power, «ont été démarrées par compassion, elles sont gérées par des gens bien intentionnés, mais maintenant, elles sont devenues un problème, un rouage bien huilé de la philanthropie des entreprises».

«Il ne faut pas oublier que les banques alimentaires sont une aubaine pour l'industrie: plutôt que de payer pour disposer de leurs produits non conformes, ils appellent les banques alimentaires, quelqu'un vient les chercher, et ça ne coûte rien, explique Paul Taylor. De plus, ils peuvent ensuite écrire dans leur bilan annuel qu'ils ont donné tant de kilos aux banques alimentaires.»

«On fait partie du problème, admet Zakary O. Rhissa. Si nous n'existions pas, le gouvernement prendrait peut-être ses responsabilités. Tout ce qu'on fait à l'heure actuelle, ils n'ont pas à le faire... Ce sont les services gouvernementaux qui nous envoient de la clientèle!»

La pilule est d'autant plus difficile à avaler que les gouvernements versent très peu de fonds aux banques alimentaires. Actuellement, l'État verse un dollar sur dix dans le budget des banques alimentaires. Le reste provient de dons.

La pauvreté acceptable

Ces arguments hérissent Pierre Legault, fondateur de Moisson Montréal. «Je n'ai jamais douté du bien-fondé des banques alimentaires, dit-il. Ce que je réponds à ces chercheurs, c'est: toi, es-tu prêt à ne pas manger pendant un mois pour faire pression sur les gouvernements? Non? Bon. Alors ne demande pas aux enfants de le faire.»

Néanmoins, Pierre Legault a choisi de quitter Moisson Montréal après six ans d'existence. «L'organisation était lancée. Et je voulais travailler davantage sur la cause du problème.» C'est ce qu'il a fait aux magasins Renaissance, qui ont lancé plus de 3000 personnes sur le marché du travail depuis 20 ans.

«Ce que je trouve dommage, c'est que la pauvreté est devenue acceptable. Et que les moyens ne sont pas mis en place pour que les banques alimentaires n'existent plus. On les a, les chiffres. On sait ce que ça prendrait pour sortir les gens de la pauvreté.»

Les banques alimentaires «sont devenues une béquille dont on ne peut plus se passer», estime le directeur de la santé publique de Montréal, Richard Massé, qui croit que ce qu'on économise en aide sociale, on le paie en coûts de santé. «Est-ce qu'il serait temps de penser à un revenu minimum garanti?»

Lynn McIntyre et Elaine Power sont de cet avis. Pour elles, comme pour beaucoup de chercheurs, dont l'actuel ministre de l'Éducation du Québec, François Blais, ainsi que le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos - qui ont écrit en 2005 un livre sur la question -, l'heure est venue de mettre fin à la charité et de commencer à réfléchir à un revenu minimum garanti.

Une somme qui sortirait les familles de la pauvreté et leur donnerait les moyens d'acheter elles-mêmes de la nourriture convenable.

Pour Mme McIntyre, l'exemple des aînés canadiens est très éclairant. Avec la pension de vieillesse et le supplément de revenu garanti, qui totalisent au maximum 15 000$ par an, on a sorti les gens âgés de la pauvreté. Résultat: le taux d'insécurité alimentaire chez les aînés canadiens est très bas. «Avec cet argent, on les a sortis de l'insécurité alimentaire.» Les différents ordres de gouvernement pourraient graduellement appliquer la même recette à des clientèles de plus en plus jeunes. Le coût total de la mesure est énorme: 30 milliards de dollars. «Mais dans ce calcul, il ne faut pas oublier que 20% de nos coûts de santé sont dus à la pauvreté», observe Elaine Power.

La vie de plus en plus chère

Pourquoi autant de gens ont faim? Parce que la nourriture est le seul élément compressible d'un budget devenu de plus en plus serré, explique Richard Massé, directeur de la santé publique de Montréal.

Katia Gagnon

lapresse.ca

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À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur

Publié le par Yvan Tasiaux

À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur
François Jacques aurait bien voulu publier de son vivant l’œuvre à laquelle il a consacré plusieurs dizaines d’années: un ''Répertoire des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur''. Son décès en 1992 ne lui en a pas laissé le temps... C’est le chanoine Daniel Meynen qui a poursuivi le travail. Avec aujourd’hui comme résultat la parution du premier des cinq tomes que comptera la série.
 
François Jacques est une personnalité bien connue François Jacques est une personnalité bien connue du diocèse. Né à Andenne en 1907, docteur en philosophie et lettres à l’âge de 22 ans, celui qui a commencé sa carrière comme professeur de français s’est très vite passionné pour l’histoire en général, et l’histoire ecclésiastique en particulier. Sur une période de plus de cinquante ans, il a publié pas moins de 57 articles et livres sur le sujet, dont plusieurs consacrés au diocèse de Namur. 
Parmi les projets de l’historien, on retiendra tout particulièrement celui de dresser un inventaire complet des églises et des chapelles de l’ancien diocèse de Namur (avant 1801)… Cela aurait dû être une des réalisations majeures de sa vie. Si sa mission n’a pu être menée à son terme du fait de sa mort survenue en 1992, François Jacques a laissé derrière lui une abondante documentation et de nombreuses fiches… Un labeur que le chanoine Daniel Meynen, archiviste de l’évêché, a voulu poursuivre et terminer. L’œuvre finale consistera en un Répertoire de cinq volumes dont le premier vient de sortir aux éditions namuroises (lettres A-B-C, de Abolens à Cul-des-Sarts).


De 1559 à 1801
Précédé d’une longue introduction présentant tout ce que François Jacques a pu réaliser, ce ''Répertoire des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur'' se compose d’autant de notices qu’il se rencontre de lieux de culte dans l’ancien diocèse de Namur, depuis sa création en 1559 jusqu’à son remplacement, en 1801, par le diocèse actuel.
Notice après notice, chaque endroit est circonscrit; son histoire – brève ou longue – dressée et sa graphie collationnée à partir des plus anciens manuscrits, des pouillés et des visites pastorales et décanales. Le lecteur parcourra ainsi quelques lieux du Hainaut, une grande partie du Brabant wallon, tout l’ancien comté de Namur, que l’auteur, pour éviter des incompréhensions dans l’organisation paroissiale, a étendu jusqu’aux limites de l’actuelle province du même nom, et quelques lieux des provinces de Liège et Luxembourg.
L’ouvrage est vendu au prix de 24 € à l’une des adresses suivantes de Namur: CDD, librairie Au Vieux Quartier ou librairie Papyrus. Il est également possible de le commander aux éditions namuroises : 
info@editionsnamuroises.be – www.editionsnamuroises.be – compte BE95 7775 9958 4358 (frais de port: 6,10 €).
À la découverte des églises et chapelles de l’ancien diocèse de Namur

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