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Le cardinal De Kesel à la rencontre des visiteurs de malades

Publié le par Jean-Jacques Durré

Le cardinal De Kesel à la rencontre des visiteurs de malades

La Bible révèle un Dieu de tendresse qui prend visage en Jésus de Nazareth. Aujourd’hui encore, Dieu donne sa tendresse… mais pour la manifester, il a besoin des paroles et des actes d’hommes et de femmes de notre temps. Parmi ceux-ci, les visiteurs de malades… dont 350, venus de Wallonie et de Bruxelles, se sont réunis samedi à Erpent, autour notamment du .

La pastorale inter-diocésaine des visiteurs de malades regroupe les équipes de Belgique francophone: Bruxelles, Tournai, Liège, Brabant wallon et Namur-Luxembourg. Parmi ses réalisations: l’organisation, tous les deux ans, d’une journée de rencontre et de formation destinée aux visiteurs, et, plus largement, à toute personne intéressée par ce service d’Eglise. L’occasion de retrouvailles en famille, de partages en carrefours et d’un exposé qui inaugure traditionnellement chacune de ces journées.
Cette année, ce sont près de 350 participants qui se sont retrouvés au collège Notre-Dame d’Erpent. En invité principal de cette édition: le cardinal Jozef De Kesel qui a pris la parole pour une intervention intitulée  »Signe de la tendresse de Dieu ».

Un ministère de présence

Mgr De Kesel l’a précisé d’emblée:  »N’attendez pas de moi beaucoup de conseils pratiques… Si moi aussi je suis amené à visiter régulièrement des malades, je ne le fais pas dans le cadre d’une mission spécifique. Je suis ici surtout pour vous encourager, vous les visiteurs. Votre mission, bien que délicate et discrète, est essentielle dans une Eglise qui traverse aujourd’hui une période peu confortable. »
D’Eglise, il en a été beaucoup question dans la première partie de l’exposé.  »Mon objectif est d’ancrer votre mission de visiteur dans celle de l’Eglise », a expliqué Mgr De Kesel. Et le cardinal de rappeler la triple mission de l’Eglise – celle aussi de tout chrétien, de tout visiteur –, à savoir: annoncer, célébrer et servir… Une triple mission que l’archevêque de Malines-Bruxelles a développée, tout en faisant allusion au rôle des visiteurs.  »On ne visite pas un malade pour évangéliser, ni pour convaincre, ni même pour ‘faire’ quelque chose… », a-t-il notamment précisé.  »La rencontre avec le visité se suffit à elle-même… Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas partager sa foi, mais l’objectif premier est la gratuité, on visite d’abord pour être là, par amour. Un peu comme Marie au pied de la Croix: elle ne peut plus rien faire mais elle est là. Le ministère du visiteur est un ministère de présence. »

La spiritualité du visiteur

Etre visiteur de malades nécessite des attitudes humaines, conformes à l’Evangile et motivées par une grande foi. Mgr De Kesel a poursuivi son intervention en en rappelant quelques-unes. Et tout d’abord la discrétion:  »Un visiteur ne s’impose pas, il frappe toujours à la porte du malade. C’est le visité qui accueille. » Autre qualité, l’écoute:  »Il n’y a de vraie rencontre que dans l’écoute de l’autre… Ce qui passe parfois par le silence… » Sans oublier l’humilité:  »Vous êtes appelés et envoyés. Vous ne visitez pas de votre propre chef mais au nom de la communauté chrétienne. »
Avant de répondre aux questions de l’assemblée, le cardinal De Kesel a encore encouragé les visiteurs à être  »des hommes et des femmes de prière »,  »prêts à accepter leurs propres limites »… Autant de conditions, essentielles à ses yeux, qui permettront à chacun de mener à bien cette mission tellement délicate,  »et qui nécessite une certaine finesse humaine et une formation continue ». Puis l’archevêque a envoyé et béni les participants, les incitant à toujours rester membres de la communauté chrétienne autour de Jésus,  »signes de sa tendresse en paroles et en actes. »
La journée s’est poursuivie par un conte de Stéphane Van Hoecke, un partage en carrefours et le temps de prière final.
A.S. (diocèse de Namur)

 

 

                                  Jeudi 15 mars

 

Etre chrétien dans une société sécularisée

Par le Cardinal Joseph  De Kesel, Archevêque de Malines-Bruxelles.

 

 

Notre société moderne est devenue très complexe de par la mondialisation teintée d’ultralibéralisme. Avec comme conséquence, un affaissement de la classe moyenne qui avait bénéficié jusqu’ici du boum économique et social des années 60-80. Un fossé s’est creusé entre les  riches et les pauvres (ou en voie de l’être). Dans nos pays européens, le chômage des jeunes est galopant et ils se sentent de plus en plus en marge de la société. Le nationalisme et le populisme reprennent du poil de la bête face à une classe politique souvent préoccupée de sa propre survie et qui n’est plus en capacité d’offrir de réelles réformes pour établir un vivre ensemble harmonieux.

Au coeur de cette société, le christianisme est en perte de vitesse et ne semble plus offrir à nos contemporains des raisons de vivre et d’espérer. Comme Président de la Conférence épiscopale de Belgique, le cardinal Joseph De Kesel est bien conscient de ces mutations profondes de notre société et il mobilise ses forces pour permettre à l’Eglise catholique de tracer de nouveaux chemins d’évangélisation. Avec, de par sa mission, un regard avisé sur l’évolution de l’Eglise universelle marquée actuellement par la personnalité du pape François.

 

20h – Collégiale Notre-Dame de Dinant – 5€

Coproduction Cifra/CCRD