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Témoignage de Bernard Vanvynckt suite au décès de Thierry Tilquin

Publié le par Bernard Vanvynckt

Photo @RCF

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Requiem pour mon ami  !

   Ce vendredi matin, Thierry, mon grand ami, s'en est allé par le chemin qu'emprunte tout homme, un jour ou l'autre. Depuis, je me promène  l'esprit à la dérive et le cœur désespéré. A rassembler tous les souvenirs qui remontent à ma mémoire,, je n'aurais pas assez de tout un livre - et encore - pour écrire tout ce que j'ai envie de vous partager. Je suis, un peu, comme Elise Wiesel qui, un jour, s'est mis à écrire pour apaiser sa mémoire.  Car cela fait plus de cinquante ans que nous nous sommes croisés. C'était en 1969, au petit séminaire de Floreffe, quand nous entrions humanité, en sixième, comme on disait en ce temps-là. De suite, nous sommes devenus amis, parce que le football, déjà, et plus encore le Standard, nous faisait rejouer - = commenter -  les matchs , tous les dimanches soirs. Six belles années que nous ne pouvons oublier, tant notre jeunesse a été agrémentée de projets et de moments de bonheur. A Floreffe, nous y avons rencontré Louis Dubois, le supérieur. Il est devenu un grand ami à tous deux, jusqu'à sa mort. Dans sa manière de nous raconter l'évangile, il a été à la base de notre vocation de curé. Ses perles de commentaires, le dimanche matin à la messe radio à la RTBF, restent de grand actualité. 

   Plus tard, nous sous sommes retrouvés au grand séminaire de Namur. Encore là, ce fut six année d'amitié. Même si, le temps du service militaire obligatoire, il choisit d'aller vivre deux ans, au collège saint André de Kigali, au Rwanda. A l'époque, les courriels n'existaient pas. Nous nous écrivions, plus ou moins, une fois tous les mois.  Je me souviens de cette anecdote. Revenu en Belgique, il avait gardé des contacts là-bas. Il avait promis d'envoyer à un ami de lui envoyer, par la poste, un fromage de Herve. Je ne vous dis pas la tête du postier, humant l'odeur du 'puant'. En partie et pour toujours, son cœur a gardé une attache là-bas, au point que tous les ans, environ, des communautés africaines l'invitaient à venir donner de cours de théologie.

   Une anecdote de notre temps de séminaire. Le président de l'époque nous convoque, un jeudi matin, pou rune explication :

- Je ne vous ai pas vu, hier soir, à la messe !

   Le plus audacieux d'entre nous de lui répondre :

- Nous avons été voir un match du Standard, à Bruges !

- Pensez-vous que 200 kilomètres, pour un match de football, est compatible avec le Carême ?

   Nous n'avions vraiment jamais pensé à cela. Quand nous avons osé lui révéler que nous avions été embarqué dans l'aventure pour des professeurs du séminaire, alors nous n'avons plus entendu qu'un borborygme du style : "Oh ! oh ! Oh ! Oh !".  Sûrement, une chose pareille lui paraissait impossible ! 

   Après nos études, nos chemins ont bifurqué. Lui est devenu professeur de théologie ; moi, simple viasire de campgne. Mais il ne s'est jamais pris pour plus qu'il n'était. Non jamais ! Son plus grand bonheur était de nous rassembler, prêtres et laïcs, pour une semaine de recherche théologique, qui nous donnait de réfléchir aux grands enjeux du moment. C'était à Ottrott, en Alsace. Certains pensaient, bien sûr, que nous y allions approfondir la qualité des produits œnologiques. Je vous certifie que la semaine était des plus sérieuse avec, le plus souvent, des professeurs de l'université de Namur. Même si, je dois le reconnaître, nous prenions le temps de goûter quelque peu, un grand cru régional. Toujours avec modération !

   Le dernier de nos projets fut de travailler, ensemble, à la dynamique de RCF Sud Belgique. Avec le Père jésuite Philippe ROBERT, nous allions aborder le dernier le dernier livre du pape François. Il nous avait fait apprécier Laudato Si, son précédent ouvrage, qui fut de grande interpellation, il y a cinq ans. Il se réjouissait avec nous de présenter, dans les détails, l'esprit de "Tous frères", Fratelli Tutti

   Thierry, tu nous laisses sur le chemin de notre pèlerinage, ici su terre.  Tu es parti, ainsi, sans faire de bruit. Evidemment, je suis sûr que tu nous voulais faire de mal à tes plus grands amis. Pourtant, je voudrais encore te dire combien tu était un homme d'espoir et de fidélité pour beaucoup d'entre nous. A commencer par ceux et celles qui t'aimaient, vraiment beaucoup ! Oui, aujourd'hui et pour toujours, le 23 octobre restera un jour de malheur.

   Adieu, vieil ami ! Je crois qu'un jour nous nous retrouverons, au grand rassemblements des gens qui ne meurent plus. Mais, il est beaucoup trop tôt pour nous quitter. Je pleure en t'écrivant. Je te le promets, nous poursuivrons l'œuvre que nous avons entamée ensemble. De là, auprès du Père, ne nous oublie pas. Parle-lui de nous, toujours sur terre. Nous avons encore tant besoin de solidaires, comme toi.

   Pour apaiser mon cœur, je reprends le psaume 129, mis en wallon, par André Henin... et un peu à ma mode : 

   

         Je suis éprouvé jusqu'à la limite.

         Ecoute-moi, Seigneur ! Ecoute !  

         Bousculé, écrasé, sans dessus dessous.

         Je ne sais plus

 

         Ne bouchez pas oreilles

         Quand j'arriverai près de vous. 

         Avec la pesante besace au dos,

         comme jamais portée !

 

         J'attendrai tant qu'il faudra

         Sûr que Tu m'attends

         comme une veilleur attend le lever du soleil

         derrière ses volets !

 

         Quant tu m'ouvriras tes bras,

         et m'apaiseras de mes peines

         Sur ton cœur, je rependrai haleine

         et je revivrai !

 

Bernard Vanvynckt

Doyen de Marche

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Extrait d'une homélie du Pape François.

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Extrait de l'homélie prononcée par le Pape François lors de la prière dans l'église romaine de Sainte-Marie-in Aracoeli avec les représentants d'autres confessions chrétiennes dont le patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier.

Extrait d'une homélie du Pape François.

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Embarquement sans Covid pour la Terre Sainte avec Philippe Goffinet.

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Collecte exceptionnelle pour Entraide & Fraternité.

Publié le

Collecte exceptionnelle pour Entraide & Fraternité.

Le 15 novembre, Journée Mondiale des Pauvres, la Conférence épiscopale a décidé de mobiliser toutes les paroisses au cours d’une collecte exceptionnelle pour la destiner à Entraide et Fraternité.

 

Le confinement a empêché les communautés paroissiales de se rassembler pendant le Carême pour célébrer et prier ensemble. Les églises ont dû fermer, les collectes du Carême de partage ont été de facto annulées. Nos communautés n’ont donc pu exprimer en Église leur fraternité avec les populations pauvres à travers le monde comme elles le font toujours à l’occasion de la montée vers Pâques.

 

Afin de leur donner encore la possibilité de manifester leur solidarité et pour ne pas faire pâtir les projets concrets de tous ces groupes d’hommes, de femmes et d’enfants qui se battent au quotidien pour survivre et construire un avenir digne, la Conférence épiscopale a pris la décision d’organiser une collecte exceptionnelle. Les populations pauvres des pays du sud doivent faire face à de multiples crises. Celle du Covid-19 s’est dramatiquement ajoutée à celles-ci alors que n’existe pour elles aucun mécanisme de solidarité pour faire face à la pandémie. Elles ne peuvent compter que sur la fraternité universelle des croyants et croyantes. Nous ne pouvons les abandonner à elles-mêmes et c’est pourquoi le fruit des collectes des célébrations du weekend du 14-15 novembre sera reversé à Entraide et Fraternité.

 

Entraide et Fraternité est d’abord et avant tout l’expression de la solidarité en acte de l’Église belge francophone et germanophone. Les paroisses pourront-elles répondre massivement à l’appel pressant du pape François et de la Conférence épiscopale ? « Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile en sa vérité la plus profonde », écrit le Saint-Père à l’occasion de la Journée Mondiale des Pauvres.

 

Déjà un immense merci au nom de toutes celles et tous ceux qui vivent dans la misère et la pauvreté et qui comptent sur notre solidarité pour les soutenir dans leurs actions qui changeront leur avenir. À toutes et tous, bonne Journée Mondiale des Pauvres.

Pour soutenir concrètement Entraide et Fraternité, les communautés chrétiennes peuvent :

Faire un don en paroisse lors de la collecte du 14-15 novembre.

Faire un don par virement bancaire sur le compte BE68 0000 0000 3434. Communication de virement : 6630.

Faire un don en ligne sur notre site entraide.be/don

En ces temps difficiles, nous pensons à vous et à vos proches. Restons plus que jamais unis par la prière et l’esprit de fraternité.

Un immense merci pour votre soutien et votre force de communication. 

Axelle Fischer, secrétaire générale

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Programme des formations et conférences FoNaLux 2020-2021

Publié le par Fonalux

Programme des formations et conférences FoNaLux 2020-2021

Programme complet : www.fonalux.be

Vous pouvez vous inscrire pour découvrir d'autres formations et conférences. Il suffit d'introduire votre mail dans l'espace prévu à cet effet dans le blog de FoNaLux (Formation Namur Luxembourg)

 

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Plaintes et désolation. Réflexion de Jean Casanave, prêtre à la retraite.

Publié le par Jean Casanave

Plaintes et désolation. Réflexion de Jean Casanave, prêtre à la retraite.

Ils étaient quelques chrétiens réunis autour de la mémoire de leur Seigneur et de leurs disparus quand, une fois de plus, la conversation porta sur leurs difficultés à se situer dans leurs paroisses respectives alors qu’ils en avaient été les chevilles ouvrières dans leur jeunesse. Les uns assumaient leur désertion pour incompatibilité avec le prêtre desservant, les autres en appelaient à la compréhension et à la fidélité malgré tout, d’autres encore, silencieux, faisaient le dos rond.

« Et toi qu’en penses-tu ? »

 Les lectures de l’office des heures nous proposaient ces derniers temps des extraits des prophètes Jérémie et du livre dit des «  Lamentations » Le ton et le discours étaient les mêmes : le peuple est divisé, les ennemis en profitent, les chefs sont des incapables, toutes les expressions de notre foi sont abandonnées, la joie d’être ensemble et croyants a disparu.
En effet, une jeune génération de chrétiens, et parmi elle, de jeunes  prêtres, s’est levée dans l’Eglise de notre pays. Elle revendique un traditionalisme new look ; elle a pour elle l’enthousiasme et l’avenir, ce qui manquait cruellement à la précédente qui s’était assoupie dans la routine et le défaitisme. Pour celle-ci : « La société française n’avait que faire de la foi, tous les efforts déployés après le Concile pour rendre l’Eglise « proche des gens » avaient échoué. La crise du coronavirus ajoutée aux scandales de la pédophilie avaient achevé la démolition de la maison déjà branlante ».

Au dire des autres : « Nous en sommes arrivés là, parce que nous avons abandonné la vraie foi, la vraie liturgie, la vraie théologie. Restaurons le sacerdoce hiérarchique abreuvé à la source d’une bonne doctrine et habile en moyens de communication. Les hommes et les femmes de bonne volonté de notre pays se reconnaîtront dans cette démarche approuvée par Dieu puisque des jeunes s’engagent dans nos rangs ». Et, à grands renforts de prêtres  et de communautés issus de continents lointains,  l’œuvre de restauration est en marche.


« A-t-on encore  le droit de penser quand on demande de croire?»

On disait à son époque que le Concile Vatican II avait surtout mis en valeur les évêques et les laïcs, tous membres du peuple de Dieu. En effet, les textes conciliaires avaient bien inscrit l’épiscopat dans la tradition apostolique et affirmé l’importance de la collégialité. Entre les laïcs et l’évêque le prêtre était le parent pauvre du Concile. De quel côté se situait-il ? Les frontières n’étaient pas nettes ; étaient-elles nécessaires ?
Les temps nouveaux qui sont les nôtres ne seraient-ils pas ceux de la revanche des prêtres ?
On entend de plus en plus des expressions anciennes qui demanderaient plus d’explications que d’affirmations brutales. « Je parle et j’agis « in persona Christi » »… et le baptisé n’en fait-il pas autant ? Le prêtre est « alter Christus » (un autre Christ) ! Le baptisé en serait-il dispensé ? J’agis en tant que « Christ Tête du corps » ! Mais qu’est-ce qu’une tête sans corps ? Il ne s’agit pas de nier le rôle indispensable du prêtre comme signe du « Christ-Tête » mais il ne faudrait pas confondre le signe et la réalité. 
Nous assistons donc en quelque sorte au retour, parfois fracassant, du prêtre au premier rang de la communauté.


 

Comment les chrétiens appréhendent-ils ce changement de cap ?

Souvent positivement lorsqu’on entend ceux qui appartiennent à des communautés déjà vivantes et situées surtout dans les grandes métropoles. Souvent négativement dans les campagnes affectées par le vieillissement des fidèles, une paganisation des rites encore pratiqués et le fantôme de la figure tutélaire du curé omnipotent du village.

Pourquoi cette méfiance et cette résistance  chez les vieux gaulois de la France profonde ?
- D’abord, parce que toute remise en question engagée à la hussarde sur le mode autoritaire est perçue comme une agression et une désapprobation. Au contraire, toute réforme demande du tact, de la patience et beaucoup d’explications et c’est ainsi que la raison vient au secours de la Foi. Malheureusement, il semblerait de nos jours que le croire exclue le comprendre. 

- Ensuite, parce que cette nouvelle pastorale fait fi d’une dimension essentielle. L’Eglise est une institution humaine. Avant de  vouloir la réformer ou la restaurer, il faut d’abord respecter les personnes qui la font vivre, apprendre à aimer l’histoire du territoire qui est le leur et adapter la réforme au « terrain ». Ce n’est pas parce qu’une manière de faire remporte quelques succès dans un agglomérat de populations citadines sans racines et sans histoire qu’elle est applicable ailleurs. La culture locale oblige. La tâche est particulièrement difficile pour ceux et celles qui viennent d’autres horizons. Nos anciens missionnaires en savent long sur ce sujet.


Comment sortir de ces difficultés?

-    Fuir ? « A qui irions- nous Seigneur… »
-    Attendre que la vieille génération disparaisse et reconstituer une Eglise conforme à la vérité telle que définie  par les nostalgiques d’une société aussi magnifiée qu’imaginée. Cette perspective est vouée à l’échec car le monde sur lequel pourrait se greffer cette Eglise n’existe plus, pas plus d’ailleurs que celui du Concile. Or l’Eglise ne peut vivre en dehors du monde tel qu’il est, à moins de vouloir  bâtir une société en parallèle avec celle de la majorité des citoyens et épouser les structures mentales des mouvements islamistes qui entendent refonder le monde sur leurs valeurs exclusives. 
-    Entrer en résistance par rapport à ce qui apparaît comme une nouveauté  et qui n’est qu’une réminiscence d’un sacré plaqué sur une réalité déconnectée de toute transcendance. Cette attitude ne peut qu’épuiser inutilement les forces ou aboutir à un schisme. 
- Au lieu de vouloir restaurer de l’ancien pour les uns ou opposer un refus stérile pour les autres, il s’agit, plutôt, d’entrer ensemble dans la recherche de ce monde tel que la crise actuelle nous oblige  à le repenser. Et cela en nous appuyant sur les principes posés par notre Pape François  dans Laudato Si et en étroite collaboration avec tous ceux qui essaient de vivre dans un nouveau rapport avec la nature et les autres. Nous n’avons pas le droit de manquer ce rendez-vous et l’Eglise nourrie de sa tradition judéo-chrétienne a encore  de quoi étonner le monde et « emballer » la jeunesse. En matière de respect de la création et de la vie, d’accueil de l’autre dans sa différence, de sobriété volontaire, d’exercice de la limite et de la modération,  d’accompagnement des plus pauvres, des malades et des plus fragiles, de recherche de la sagesse et du silence, de la gratuité de la prière et du geste fraternel, elle peut largement puiser dans ses réserves. Mais, encore une fois, non pour transformer la terre en un couvent de bénédictins mais pour inventer un monde qui soit le moins mauvais possible  et ouvert sur un autre monde à venir.

Au lieu d’entendre le claquement de portes qui se ferment, il serait bon de percevoir le doux murmure de l’Esprit qui entre dans la pièce commune.

 

 

Jean Casanave, prêtre à la retraite, encore au service de la formation permanente des chrétiens .(Diocèse de Bayonne, France)

 

 

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L'éditorial du Doyen Philippe Goffinet.

Publié le

Au moment où j’écris ces lignes, le gouvernement « Vivaldi » est dans sa dernière ligne droite. Mais l’opposition flamande a déjà serré les rangs et manifesté sa colère pour dénoncer l’usurpation démocratique de cette formation qui laisse en rade la N-VA, le plus grand parti du nord du pays. Il ne faudrait pas oublier que l’attelage pressenti PS et N-VA a explosé en plein vol et que les explorateurs, préformateurs, formateurs, éclaireurs et autres démineurs ont déjà essayé toutes les couleurs de l’arc-en-ciel pour tenter de doter notre pays d’un gouvernement  fédéral de plein exercice. Nous battons tous les records européens si pas mondiaux ! Gageons que le bon sens l’emportera car la Belgique, comme tous les pays du monde, doit relever des défis majeurs que la pandémie a révélés avec une nouvelle acuité.

Les évêques de Belgique ont publié ce WE un texte très fort en s’adressant aux formateurs du gouvernement fédéral. Une initiative peu habituelle car nos évêques sont en général très discrets en période de formation gouvernementale. Mais, à leurs yeux, la situation actuelle demande des décisions politiques urgentes, courageuses et responsables. 

Voici le texte  du Mémorandum daté du 26 septembre :

La solidarité doit être la base de la société de demain. Vivre autrement est devenu un nouveau concept. S’agit-il de belles pensées en temps de pandémie ou d’actions réfléchies qui nous changent intérieurement ? Car « autrement » signifie « changement ». Il ne suffit pas de respecter les règles de prudence, il faut faire surgir la question du sens de la vie ! Notre peur est quelque peu maitrisée ; alors nous sommes tentés de relâcher les efforts longuement consentis ; et pourtant notre responsabilité citoyenne est plus que jamais engagée.

 

Notre préoccupation va d’abord vers les plus fragiles, les malades et ceux qui les soignent,

  • vers les personnes qui se sentent seules, ne reçoivent plus de visite et ne savent pas comment continuer à vivre,
  • vers les membres des familles qui vivent dans l’incertitude, car ils ne savent pas s’ils vont garder leur emploi,
  • vers les gens en situation de pauvreté, qui souffrent du fossé qui continue à se creuser entre riches et pauvres
  • vers les jeunes désemparés et sans perspectives,
  • vers les demandeurs d’asile qui cherchent à être accueillis et qui viennent de pays en guerre où ils sont menacés, discriminés, abandonnés ou sans espoir de survie,
  • vers les pays souffrant de la faim et de la pauvreté extrême, qui comptent plus que jamais sur notre aide au développement,
  • vers les responsables politiques et économiques, qui tentent de chercher une riposte adéquate à cette pandémie imprévisible.

 Nous demandons

Dans cette crise totale qui touche chacune et chacun dans tout l’univers, et qui fait vaciller tous les équilibres et les projets,

Nous osons demander, avec tous les hommes et femmes de bonne volonté,

  • -qu’on mette à l’avant-plan le respect et l’épanouissement de chacun, jeunes et vieux, hommes et femmes.
  • Que la vie soit respectée, dans ses dimensions écologique, sociale, économique et éthique, à toutes ses étapes, en particulier la vie qui va naître et celle qui s’en va. 
  • Que les citoyens puissent vivre des valeurs de solidarité qui donnent sens à leur vie et qu’ils aient l’occasion de faire l’expérience d’une vie spirituelle qui les arme contre les épreuves,  même s’ils sont plongés dans des drames humains.
  • Que la solidarité avec les gens en situation de pauvreté soit une pierre angulaire dans tous les choix et décisions politiques.

Tout cela relève de la mission des cultes reconnus, dont fait partie l’Église catholique. Il y a incontestablement une soif spirituelle chez nos contemporains.  Il faut donc intensifier le dialogue permanent avec les responsables de tous les cultes pour le plus grand bien de tous. Nous nous y engageons pour notre part. Comme précédemment, il serait bon que le gouvernement réunisse tous les cultes et la laïcité une fois par an pour traiter de certains sujets importants.

 

Notre espérance

Notre vivre ensemble est blessé gravement par la pandémie. Nous en avons fait et en faisons l’expérience jour après jour. Dieu sait si l’humanité a plus que jamais besoin d’espérer et d’aimer.

Dans nos rencontres avec les autres, nous devons garder les distances, mais notre souci pour les autres doit être sans frontières !  

Nous osons vous demander de prendre prioritairement des décisions qui donnent sens à la vie et qui, dans le respect des convictions de chacun, permettront de « vivre autrement ».

Tout en « maintenant les distances », nous serons à vos côtés…

 

Les évêques de Belgique

 

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Prière de l'acteur Michael Lonsdale.

Publié le par Yvan Tasiaux

Prière de l'acteur Michael Lonsdale.

Nous nous souvenons de cet immense acteur qui a joué dans beaucoup de films et particulièrement dans "Des Hommes et des Dieux" consacré aux moines de Tibhirine (moines chrétiens français qui ont vécu en harmonie avec leurs frères musulmans).

Michael Lonsdale a toujours témoigné de sa foi. Il nous laisse cette belle prière.

Père, garde-moi le goût de vivre, de jubiler pour Toi.

Que la nostalgie, la fatigue, la morosité, le manque d'élan soient évacués pour laisser place à l'éblouissement, à une ouverture du coeur à toutes choses saintes, amicales, généreuses.

Que la porte du coeur généralement entrouverte soit poussée et que Tu viennes chez Toi, dans l'essence même de notre être.

Visite, occupe, assainis tous les recoins. Fais sauter les gonds, que rien ne Te soit dissimulé.

Que le soleil que Tu es fasse le grand ménage printanier. Installe-toi, occupe Ta maison, Tu es là, Seigneur, chez Toi.

Viens, entre, vite, vite !...

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Pèlerinage virtuel à Lourdes

Publié le par Pèlerinage namurois


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Chers amis,


En ce jour où nous aurions dû prendre le départ pour notre grand pèlerinage à Lourdes du mois de septembre, c'est avec un mélange de joie et de déception que nous vous écrivons. 

Déception de ne pouvoir nous y rendre ensemble cette année. Mais joie de vous proposer d'entamer aujourd'hui un nouveau "pèlerinage virtuel", qui  prendra cette fois la forme de vidéos de célébrations religieuses.

Nous espérons que celles-ci vous permettront de goûter autrement au ressourcement et à la joie du message de Lourdes.

La première de ces vidéos fait office d'introduction au pèlerinage, vous la trouverez au bas de ce message.
 


Par ailleurs, des intentions de prières pour notre diocèse seront envoyées chaque jour aux chapelains de Lourdes, qui les porteront dans la prière lors de la messe du matin et du chapelet de l’après-midi.

 

En ce jeudi 3 septembre, unissons nos prières à l'intention du jour : 

 
" Les pèlerins du diocèse de Namur, emmenés par leur évêque Monseigneur Warin, devaient être près d’un millier à venir à Lourdes dont 160 malades et moins valides à l’Accueil Marie-Saint-Frai. Ils commencent aujourd’hui un pèlerinage virtuel. Qu’en union avec les pèlerins présents à Lourdes en ce moment, ils puissent vivre un temps fort de ressourcement spirituel.
Avec Marie notre Mère, nous te prions Seigneur." 
 
 

Bon pèlerinage à tous ! 

Pèlerinage virtuel à Lourdes

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On t’avait dit que... Texte de réflexion

Publié le par J. Casanave  

On t’avait dit que... Texte de réflexion
On t’avait dit que l’Eglise française était malade et qu’il était juste que ses lointains enfants africains, sud-américains ou vietnamiens accourent à son chevet. N’écoutant que ton cœur vaillant, tu es venu et te voilà largué sans précaution en plein cœur de la campagne gauloise. Et tu t’aperçois que cette Eglise des champs n’est pas malade : elle est mourante. Alors, tu la maintiens en vie, sous perfusion, en faisant perdurer quelques rites souvent inconsistants. Tu croyais la soutenir pour qu’elle traverse une mauvaise passe, elle est dans une impasse totale.

Tu étais engagé dans une de ces communautés nouvelles qui attire des jeunes généreux et tu y avais trouvé une vie nouvelle et bien abritée. On t’a dit que l’Eglise de France n’était que champ de ruines et qu’il fallait rebâtir sa splendeur d’antan. Alors, tu es venu et avec enthousiasme tu as relevé murailles et créneaux, élevé des tours et tu as appelé à l’aide grâce à la toile de l’internet. Tu as recruté quelques preux chevaliers « sans peur et sans reproche » mais les manants des bourgs voisins ont préféré leurs chaumières et leurs écrans douillets au château fortifié.

Tu te morfondais dans la routine paroissiale. On t’a dit qu’il fallait des missionnaires pour annoncer dans les rues et les carrefours la Parole qui sauve comme on le fait dans les grandes mégapoles sans nom. Mais ici on est repéré et on connaît toujours un chrétien auquel on n’a pas envie de ressembler. « Le Christ, histoire ancienne ! » t’a-t-on dit. « Un jour, le Roi viendra et il fermera la porte au nez des invités impolis » as-tu répondu. Ils ont simplement souri…

Alors que faire ?
Au lieu de t’épuiser à essayer toutes les méthodes d’importation (comme les produits du même nom), ne pourrais-tu pas demander à ces baptisés un peu indisciplinés mais qui résistent envers et contre tout, pourquoi leurs fils et petits-fils se sont éloignés de l’Eglise ? Ne pourrais-tu pas interroger les jeunes qui poussent encore ta porte à l’occasion d’un mariage ou d’un baptême sur ce qui les aide à maintenir la tête hors de l’eau alors que l’horizon s’assombrit de plus en plus ? Qu’est-ce qui serait pour eux une bonne nouvelle ?

Nous serions alors à même, sans démagogie facile et sans vouloir donner de leçon, de rendre attirante cette Parole qui nous fait vivre humblement mais joyeusement et harmonieusement avec la terre, le ciel et les autres humains. 
 
J. Casanave*
*Prêtre, ancien responsable du service de la formation permanente des chrétiens du Béarn après avoir été curé de Jurançon, aumônier de l’Université de Pau et pays de l’Adour et d’un lycée catholique. Co-fondateur d’une association de formation des ruraux : l’Ifocap-Adour.

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Michel Camdessus et ses amis rêvent l’Église de demain

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Onze chrétiens engagés, dont l'ancien directeur général du FMI Michel Camdessus, proposent des pistes pour « transformer l'Église », dans un texte à télécharger ci-dessous

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Une foi modeste. Une belle réflexion de François Cassingena Trevedy

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Messe vendredi dernier sur la plage de galets de la Vallée du Lude (Manche).

Messe vendredi dernier sur la plage de galets de la Vallée du Lude (Manche).

"L’enjeu de ces temps qui sont les nôtres n’est pas seulement de procéder à des réaménagements institutionnels de surface, si sensationnels soient-ils, si médiatiques soient-ils, mais de descendre tout au fond, d’interroger les contenus et les formulations de notre foi elle-même. Avouer la grande Nuit que nous partageons avec tous nos frères en humanité et cheminer avec eux dans une foi modeste et spacieuse : là est la tâche fondamentale et très attendue de l’Église, bien plus que de chercher à conserver pignon-sur-rue. L’ « ininstallation », en somme, plutôt que l’establishment."

 

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Nouveau lieu d'hébergement pour les pèlerins de Compostelle

Publié le par Yvan Tasiaux

Nouveau lieu d'hébergement pour les pèlerins de Compostelle

Un nouveau lieu d'hébergement pour les pèlerins allant à Saint-Jacques de Compostelle.

Une roulotte pourra accueillir 2 adultes pour une nuit à Evrehailles.

Contact: Vincent Dandoit: 0473/459 456

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