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Bienvenue dans le Doyenné de Dinant

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Fête de la Saint Hubert à Hermeton-sur Sur Meuse

Publié le par Yvan Tasiaux

Fête de la Saint Hubert à Hermeton-sur Sur Meuse

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Rassemblement des Pèlerinages Namurois à Beauraing le dimanche 3 octobre 2021

Publié le par L'équipe des Pèlerinages Namurois

Toute l’équipe des Pèlerinages Namurois a le plaisir de vous inviter à son grand rassemblement annuel. C’est l’occasion de réunir la grande famille des pèlerins que nous avons si peu vus depuis un an et demi. Dans la joie de vous revoir !
 
      
 
Programme :
14h15 : Eglise du Rosaire : présentation du thème d’année des sanctuaires de Beauraing « Seigneur, tu sais bien que je t’aime » par Sœur Bénédicte Fiedler, membre de l’équipe pastorale.
15h00 : Basilique Supérieure : messe présidée par Monseigneur Pierre Warin. L’homélie sera prononcée par M. l’abbé Philippe Goffinet. Mot d’«Envoi» par Monseigneur Warin.

Les personnes malades ou handicapés seront prises en charge dès 14h00 à l'Accueil. Les membres des Hospitalités N-D de Lourdes et N-D de Beauraing sont invités à se mettre à leur service.

Repas de midi : 
Possibilité de prendre le repas à l’Hospitalité de Beauraing. Inscription indispensable par téléphone ou fax. au 082/64.75.16 ou par mail info@accueil-beauraing.be


Retour sur le pèlerinage diocésain à Lourdes du 7 au 13 septembre

 

 
Près de 500 pèlerins se sont mis en route vers Lourdes la semaine dernière. Ils ont pu y vivre un pèlerinage profond en toute sérénité.

Vous pouvez retrouver sur TV Lourdes quelques moments que nous y avons vécu :
 

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Concert baroque à Bouge.

Publié le par Yvan Tasiaux

Concert baroque à Bouge.

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Foire aux croutes. Une organisation RCF - Radio

Publié le par Yvan Tasiaux

Foire aux croutes. Une organisation RCF - Radio

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L’ÉGLISE APPELÉE À UNE TRANSITION FRATERNELLE. Rencontre avec Véronique Margron

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Véronique Margron, religieuse dominicaine, est théologienne moraliste et présidente de la Conférence des religieuses et religieux en France (Corref). Elle fut doyenne de la Faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest à Angers, de 2004 à 2010. Son dernier livre, Un moment de vérité (Albin Michel,  2019), traite de la crise de la maltraitance dans l’Église catholique. Lors de RivEspérance 2021, elle participera à la grande table ronde du samedi matin avec Etienne de Callataÿ, Adelaïde Charlier et Elena Lasida. 

 

 

La crise de l’Église est-elle en lien avec la transition que vit notre société ? Y a-t-il une transition à mener dans l’Église ? 

Un lien structurel, je ne sais pas. Mais un lien avec les mutations de nos sociétés, notamment quant à la place des femmes, oui. L’Église vit une crise des positionnements dans l’Église, de la reconnaissance de la capacité de responsabilité de chacun. Et là, c’est assez lié à la transition dans nos sociétés. La place de la femme dans la structure hiérarchique n’est pas représentative de celle qu’elles ont dans de la société (même s’il y a encore, là aussi, des disparités). Dans l’Église, les femmes ne peuvent pas avoir les mêmes responsabilités que les hommes. Faut-il ordonner prêtres les femmes ? Je ne sais pas. N’y aurait-il pas un risque de nouveau cléricalisme ? La véritable question est : en quoi l’ordination a-t-elle à voir avec la responsabilité dans les communautés ? Faut-il que ce soit un prêtre qui soit vicaire général, par exemple ?

Il y a aussi la question démocratique. Notre société supporte mal les positions qui apparaissent trop autoritaires, même si elles sont fondées sur l’élection. Il y a un besoin de débat public, de s’approprier les décisions. Or, dans l’Église, il y a une réelle difficulté de clarté, de participation au débat, de visibilité dans le processus de décision.

 

 

Pourquoi la cause de l’Église vous tient-elle tant à cœur ?

Parce que j’en suis membre, et que j’ai fait profession religieuse (Véronique Margron est religieuse dominicaine, NDLR). Je pense, de plus, qu’il est très compliqué d’imaginer la transmission de l’Évangile sans collectif. Certes, ce qui fait renaître, ce sont d’abord les expériences individuelles, la justesse de la foi individuelle, mais ces expériences doivent être ensuite portées par un collectif. Il n’y a ni annonce ni transmission pensables sans communauté chrétienne organisée. Finalement, c’est l’Évangile qui me tient à cœur. Je voudrais qu’il puisse être vécu, raconté, expliqué, proclamé, qu’on en donne le goût. Et cela n’est pas possible sans institution. Au bout du compte, c’est la cause des gens qui me tient à cœur, les gens qui sont dans l’Église ou qui y ont été. 

 

Quel serait votre souhait, votre désir pour cette Église ?

Je rêve de plus de simplicité, d’une Église avant tout fraternelle, tournée vers l’extérieur, vers autrui, et non pas tant soucieuse d’elle-même, de sa ritualité, du nombre de ses pratiquants. Je voudrais que sa parole retrouve du crédit, qu’elle puisse être utile au débat commun, au bien commun, qu’elle soit un plus en terme d’espérance, porteuse d’élan, de courage. J’aimerais que l’Église n’ait pas peur du débat public, qu’elle apporte une pierre constructive et donne le courage d’avancer ensemble pour faire face aux apories d’aujourd’hui.

 

Et concrètement, quelle serait la priorité ?

Il y a beaucoup d’endroits où des choses, et même beaucoup, se font déjà. Nous ne sommes pas devant une table rase. Un des chantiers me semble être de rendre possible du débat interne, respectueux, argumenté. Que l’on ait un goût de la conversation, que cela devienne une habitude, au niveau paroissial, par exemple. Dans le cadre de la société, j’aimerais que l’Église ne soit pas, dans le meilleur des cas, respectée comme une vieille dame, ce qui n’a pas de poids, mais qu’elle entre dans la conversation et pour cela, qu’elle le pratique à l’intérieur. 

 

 

Et de la crise des abus dans laquelle vous êtes particulièrement investie, quel enseignement peut-on tirer ?

On se rend compte aujourd’hui combien le discours religieux, liturgique, théologique est gros de représentations qui ont participé à la culture des abus, au silence, à la sacralisation du prêtre, à une forme de surplomb. Il faut revisiter toute une part de la théologie (et pas seulement instiller un peu de morale) et cesser de considérer qu’une mystique est au-dessus de la loi. Le sacré – une catégorie peu biblique – accroît ce drame.

Cela m’enseigne aussi combien les histoires humaines peuvent être fracassées. Comment est-il possible que tant de monde ne s’en soit pas rendu compte ou n’ait pas voulu voir ? La culture du silence et du secret est un lourd péché. C’est une tragédie à l’intérieur de la tragédie, un scandale. Sans doute, dans la société civile, y a-t-il autant d’agresseurs, mais pas autant de victimes. Or, on a été obsédé par la position du prêtre avant de penser à la victime. 

Ces crimes relèvent du tu ne tueras pas du tu ne commettras pas l’adultère, mais aussi du commandement qui demande de ne pas utiliser à faux le nom de Dieu. Or, des abus ont été commis au nom de Dieu et de sa volonté. C’est effrayant. L’Église constitue une fraternité. Comment se fait-il que les frères soient devenus des pères ? On a reproduit le modèle familial avec un père, au lieu d’un modèle fraternel. Pourquoi ne parvient-on pas à tisser une vraie fraternité en Christ au nom d’un seul Père ? 

 

Recueilli par Charles Delhez sj

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L'éditorial de rentrée de Philippe Goffinet

Publié le par Philippe Goffinet

Depuis le 1er septembre, les mesures sanitaires sont allégées pour l’exercice du culte et les rassemblements paroissiaux Nous allons pouvoir reprendre petit à petit nos activités pastorales en veilleuse depuis plus d’un an et demi. Cependant, la prudence reste de mise et il n’est pas encore question d’embrassades ou autres gestes d’affection, mais nous allons retrouver des relations presque normales même si le port du masque est encore obligatoire dans nos lieux de culte ainsi que le lavage des mains au gel hydroalcoolique. Celui-ci remplacera encore pendant un certain temps l’eau bénite ! Nous veillerons d’ailleurs à aérer les lieux et à les désinfecter régulièrement pour que chacun puisse se sentir à l’aise et en sécurité.

 

Depuis le mois de juillet, nous avons eu la joie de pouvoir accueillir à nouveau de nombreuses familles qui demandent le baptême pour leur enfant. Pour beaucoup, ce moment avait dû être différé, parfois plusieurs fois. Avec Yves-Michel et Thierry, nous avons perçu le bonheur des parents de célébrer le baptême de leur enfant – ils le préparent d’ailleurs avec beaucoup de sérieux -, mais aussi de pouvoir réunir enfin familles et amis pour une belle fête. La célébration rassemble souvent une assemblée nombreuse et très recueillie qui participe du mieux qu’elle peut à ce qui est proposé. La plupart ne sont pas des chrétiens pratiquants et il est important pour nous de veiller à ce qu’ils soient bien accueillis et que la célébration du baptême devienne un moment fort de proposition de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ.  Donner le goût de l’Évangile en parole et en actes… et le Seigneur fera le reste.

Par contre, nos célébrations dominicales deviennent plutôt maigrichonnes et l’érosion que nous avions déjà vécue avant le covid continue à faire son œuvre. Les causes sont sans doute multiples et nous n’allons pas mettre sur pied une commission d’enquête pour en chercher les raisons ! Dans le bulletin paroissial de juin, je me faisais déjà l’écho du livre du Cardinal Josef De Kesel « Foi et religion dans une société  moderne » dans lequel il fait une analyse sans concession de notre société sécularisée. Pour beaucoup, la religion n’est plus une évidence. Et c’est peut-être une chance à saisir. Car « le christianisme ne présuppose pas que le monde dans lequel on vit soit chrétien ». Ce pourrait même être une opportunité. Il ajoute : « Notre culture est dans ce sens une chance pour le croyant de redécouvrir cette liberté (d’être croyant) et ainsi de redevenir sensible au cœur même de la foi. » Voilà une affirmation que je partage pleinement. Si la foi a imprégné durablement notre culture au point qu’être chrétien allait de soi, aujourd’hui, être chrétien suppose un engagement personnel. Et il est plus que jamais nécessaire de redécouvrir avec émerveillement la saveur de l’évangile de Jésus Christ qui peut être une bonne nouvelle capable de donner du sens à notre vie. Il est indispensable de nourrir notre foi en approfondissant notre connaissance de la Parole de Dieu. « La vraie question, dit le cardinal, n’est pas tellement de savoir si l’Eglise est capable de conserver le nombre actuel de membres, même si cela reste un réel souci. La vraie question est de savoir si elle peut attirer de nouveaux membres. » Il est bien conscient que l’Eglise ne peut se replier sur elle-même. Qu’à force de penser aux siens, elle en oublierait les autres. « C’est à cela qu’on reconnaît la vitalité d’une Eglise : non pas tellement au nombre de membres qu’elle atteint encore, mais au fait que quelqu’un, qui est entièrement intégré dans la culture sécularisée d’aujourd’hui, soit capable d’être touché par la vérité, la puissance et la beauté de l’Évangile. »  Pour le dire encore autrement, nos communautés chrétiennes ne seront peut-être pas très nombreuses dans les années qui viennent, mais elles peuvent devenir contagieuses (un bon virus cette fois-ci !) parce que ses membres le seront en s’efforçant de vivre le chemin d’amour et de tendresse de Jésus Christ. L’enjeu majeur ne sera pas de faire nombre (et de s’en préoccuper au point d’en faire une obsession), mais de faire SIGNE…. avec douceur et respect pour rendre compte de l’espérance qui nous habite et donner à d’autres le désir de nous rejoindre.

La rentrée pastorale sera aussi celle du changement de prêtres. Yves-Michel  Nkailanga, vicaire depuis 6 ans, a terminé avec brio son Doctorat en théologie à l’UCL. Avec l’accord de son évêque, il prolonge son séjour en Belgique en devenant Administrateur des paroisses du Secteur Notre-Dame de Foy. Nous avons pu apprécier sa gentillesse et son engagement pastoral sans faille chez nous et nous lui souhaitons bonne route à la découverte d’un Secteur rural. Nous lui dirons au revoir le dimanche 3 octobre à 11h00 lors de la messe de Secteur à la collégiale. Nous accueillerons ce jour-là le nouveau vicaire, le Père Sylvère Ntakimazi, un prêtre burundais qui vient de terminer une formation permanente à l’Institut des Jésuites ‘Lumen Vitae’ de Namur. Nous lui souhaitons la bienvenue et une bonne insertion dans les paroisses de Dinant.

Nous placerons cette nouvelle année pastorale sous le patronage de Notre-Dame de Foy lors du pèlerinage du doyenné de Dinant à Foy le samedi 18 septembre à 18h00. Un pèlerinage pédestre fera le chemin des potales avec l’abbé Georges Bernard. Départ à 14h30 au pied de la Montagne de la Croix.

Philippe Goffinet

 

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VA OÙ TON COEUR TE MÈNE. Le dernier livre de Gabriel Ringlet

Publié le par Yvan Tasiaux

VA OÙ TON COEUR TE MÈNE. Le dernier livre de Gabriel Ringlet

Voici la présentation qu'en propose son éditeur


La pandémie du covid a bousculé de nombreux repères mais elle a fait naître aussi de belles audaces et montré à quel point nous avions besoin de prophétisme. Et de jeter des ponts entre les générations.
Pour interroger cette brûlante actualité, Va où ton cœur te mène évoque d’abord deux figures fabuleuses : Élie et Qohélet.


Élie est un personnage de roman d’une modernité sidérante. Son aventure, il y a trois mille ans, fait basculer le prophétisme. On pourrait presque intituler son histoire : « La conversion de l’intégriste » ! Après avoir sauvagement combattu les mécréants au nom de sa vision d’un Dieu de pouvoir et de vengeance, il sera conduit à un retournement total pour rejoindre le Dieu de la miséricorde et des Béatitudes.


Ce parcours saisissant, Gabriel Ringlet le raconte sous forme romanesque en le reliant à un autre personnage biblique tout aussi décapant : Qohélet. Lui fait basculer la sagesse. On l’appellerait aujourd’hui un lanceur d’alerte ! Au 3ème siècle avant Jésus-Christ, cet homme libre ose mettre à nu la fugacité humaine dans un texte d’une telle modernité qu’on le croirait écrit en pleine pandémie. C’est lui qui, dans un poème bouleversant, dit à un jeune garçon : « Va où ton cœur te mène / où regardent tes yeux. »


Le dernier petit filleul de l’auteur s’appelle Élie. C’est d’abord pour lui qu’il a voulu revisiter l’histoire dont il porte le nom. Mais c’est aussi avec lui qu’il s’est promené des heures et des heures durant la pandémie, en ne mesurant pas, au départ, que du haut de ses deux ans, ce petit garçon allait l’aider à traverser des temps bouleversés en lui donnant, chaque jour, une leçon d’émerveillement.


Après avoir beaucoup écrit sur la fin de vie et sur la mort, Gabriel Ringlet nous offre ici un livre de naissance très personnel.

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SACRÉ PRÊTRE. Réflexion proposée par Bertrand Révillion*

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Le prêtre est celui qui veille sur la faim des hommes et des femmes, il le fractionne pour le donner à manger.

Le prêtre est celui qui veille sur la faim des hommes et des femmes, il le fractionne pour le donner à manger.

Nombre de débats actuels - celui de la liturgie récemment - portent sur l'identité du prêtre et son rapport au "sacré." Il y a une dizaine d'années, au moment de prendre sa retraite, mon ami Albert Rouet alors archevêque de Poitiers, m'accordait un long entretien. Voici un extrait où il parle, de façon éclairante, de la place du sacré et du rôle du prêtre. Paroles fortes qui me semblent inspirantes pour aujourd'hui.
- Qu’est-ce qu’être prêtre ?
- Un prêtre est un homme qui aide des baptisés à devenir progressivement adultes dans la foi. Combien de chrétiens relisent dans la foi ce qu’ils vivent ? Combien évaluent leur action sous le regard de l’Évangile, et pas uniquement à l’aune du succès humain ? Le prêtre est celui qui ramène à la source, il est le sourcier de l’Évangile, il provoque le croyant à vivre vraiment de sa foi. Il est comme Jésus qui regarde Zachée. Jésus ne lui fait pas la morale, il lui dit simplement : « Ce soir, je dîne chez toi ! » Et cette invitation bouleverse sa vie. Le prêtre est avant tout ce « sourcier » qui s’invite à dîner, qui est capable de trouver en chaque être le lieu de sa soif et de sa générosité. Être prêtre, c’est être ministre de la communion, c’est envoyer les uns vers les autres, c’est veiller sur la faim des hommes et des femmes, être celui qui fractionne le pain pour le donner à manger, qui lève la coupe de vin pour ouvrir la communauté aux appels du monde, éviter le repli, l’inévitable construction de murs de fortification. Enfin, le prêtre est celui qui redit à une communauté que ce qu’elle est, elle l’est par grâce.
- D’où vient cette tendance actuelle à « re-sacraliser » le prêtre ?
- La notion de « sacré » est ambiguë. Il y a une conception du sacré qui n’est pas chrétienne. Le sacré sépare, divise : il y a ce qui est « sacré » d’un côté et ce qui est « profane » de l’autre ; et on a tôt fait de ranger les prêtres du côté du sacré et les laïcs du côté du profane. C’est oublier un peu vite l’unicité dans laquelle nous place le baptême par lequel nous sommes toutes et tous « prêtres, prophètes et rois » ! La Bible témoigne d’une sortie progressive du sacré pour entrer dans la catégorie de la sainteté. Le « saint », c’est Dieu, le Tout-Autre qui entre en alliance avec l’homme. Cette alliance met la sainteté au cœur même de l’humain. Par l’Esprit, chaque homme, chaque femme est désormais une terre sainte. La division sacré-profane n’est donc pas pertinente en christianisme. En « re-sacralisant » le prêtre – comme cela est actuellement visible dans certaines orientations – on fait un mauvais calcul. On espère que cela augmentera le nombre des vocations. Mais quel profil de prêtre allons-nous susciter avec pareille stratégie ? Je crains que nous n’ouvrions la porte à un profil psychologique attiré par le pouvoir – car qui maîtrise le sacré maîtrise le pouvoir – soucieux d’affirmer, au travers d’une différence affichée, une identité marquée par une certaine fragilité humaine. Le prêtre n’a pas à être l’homme du sacré comme on le trouve dans toutes les religions depuis l’aube de l’humanité : il a à être le serviteur de la sainteté.
 
*Bertrand Révillion est écrivain, journaliste et éditeur. Il est aussi diacre catholique.

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Marcher vers Compostelle

Publié le par Yvan Tasiaux

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Des jumeaux à l'abbaye de Maredret

Publié le par Yvan Tasiaux

Des jumeaux à l'abbaye de Maredret
Des jumeaux à l'abbaye de Maredret
Des jumeaux à l'abbaye de Maredret

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Un nouveau parcours de visite au Musée diocésain de Namur.

Publié le par Yvan Tasiaux

Un nouveau parcours de visite au Musée diocésain de Namur.
Un nouveau parcours de visite au Musée diocésain de Namur.

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Mgr Pizzaballa : « Construire des ponts plutôt que de garder des murs »

Publié le par Christophe Lafontaine

Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, le Patriarche latin de Jérusalem © Hadas Parush/Flash90

Sa Béatitude Pierbattista Pizzaballa, le Patriarche latin de Jérusalem © Hadas Parush/Flash90

Prenant le contre-pied du nom de l’opération israélienne en cours, « Gardiens des murs », le Patriarche latin de Jérusalem redit que l’Eglise ne cesse d’appeler à « construire des ponts » ! Interview sur la situation.

 

Terresainte.net : Pensez-vous que l’escalade de violence va durer ?

Mgr Pizzaballa : Nous vivons dans un pays où les choses imprévisibles sont beaucoup plus nombreuses que celles qui sont prévisibles. Tout dépendra des décisions et considérations politiques que les deux parties suivront et prendront en compte. Vu l’évolution de la situation, je pense que la violence a été beaucoup plus grande que d’habitude et elle produira des blessures qui, à mon avis, vont prendre plus du temps pour guérir. La situation que nous connaissons ces jours-ci, en particulier dans les villes arabo-juives, est le résultat d’années de politique de mépris, que les mouvements de droite ont de plus en plus encouragée. Si les dirigeants politiques et religieux ne commencent pas à changer ces attitudes, la situation va se détériorer. Le mépris ne peut que produire de la violence.

Qu’est-ce qui vous atteint le plus dans votre cœur de Patriarche latin à Jérusalem face à l’opération israélienne « Gardiens des murs » ?

Ce qui ne me laisse pas du tout à l’aise – en plus de l’idée de la guerre elle-même bien sûr- c’est d’afficher ainsi un désir de « garder les murs » [ndlr : en référence au nom de l’opération israélienne débutée le 10 mai « Gardiens des murs »], alors que nous ne cessons d’appeler à « construire des ponts » ! Cela veut dire, malheureusement, qu’on est encore loin des possibilités d’une paix durable, et non simplement d’un armistice ou d’une situation de limbes politiques. Mais nous n’abandonnons pas. Il y en a beaucoup, dans la société israélienne et arabe, avec qui nous pouvons construire des ponts. Et nous le ferons !

Nous avons interrogé avant-hier la paroisse de Gaza, comment réagissent aux violences vos autres fidèles en Israël comme en Palestine ? Que leur dites-vous, que faites-vous ?

Il y a toujours ces sentiments de peur, d’incertitude et d’un avenir de plus en plus inconnu et insécurisé ! Faut-t-il plus que cela pour comprendre le désir de beaucoup de nos chrétiens d’émigrer ? Bien sûr, l’Eglise a toujours aidé et elle veut continuer de le faire, mais les besoins dépassent largement nos capacités ! Le manque de touristes et de pèlerins [ndlr : à cause de la pandémie] n’a fait qu’augmenter le problème économique et du coup aussi les problèmes dans les familles qui ont du mal à trouver la sécurité économique nécessaire pour leur stabilité. Je ne peux pas nier que la frustration est grande.

Regrettez-vous que la communauté internationale n’ait pas suffisamment pris position sur la question des expulsions de Sheikh Jarrah ?

Je pense que la communauté internationale a d’autres priorité actuellement que ces problèmes propres au conflit Israélo-palestinien. Le Covid, les crises économiques, sociales et politiques se multiplient partout, et laissent peu de temps et d’envie à la communauté internationale de se mêler au conflit en Terre Sainte.

J’ajouterais également que je n’ai jamais compris ce qu’est exactement la communauté internationale. Il est certain que, dans tous les cas, les pays étrangers pourraient aider à trouver des solutions, mais ils ne peuvent pas remplacer les interlocuteurs locaux. Tant que les Palestiniens et les Israéliens ne se parlent pas, personne ne peut faire quoi que ce soit pour améliorer la situation.

Pour le quartier Sheikh Jarrah, l’un des points de départ de la crise actuelle, y-a-t-il des maisons habitées par des chrétiens qui sont concernés par le projet d’expulsion ?

Non, à ma connaissance, je ne pense pas.

Et plus généralement, y-a-t-il eu récemment des maisons de chrétiens confisquées par des autorités israéliennes ?

Le problème de confiscations touche plus les terrains, surtout dans les zones dites « C » [ndlr : sous contrôle sécuritaire et administratif exclusif de l’État hébreu]. Mais il y aussi des cas où des familles chrétiennes qui bâtissent dans ces zones-là, sur leurs terrains, se trouvent dans une situation illégale pour Israël, et il peut arriver que leur maison soient détruites par les autorités israéliennes.

 

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