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Bienvenue dans le Doyenné de Dinant

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Boîtes du Coeur

Publié le par Yvan Tasiaux

Boîtes du Coeur

En ce temps de l’Avent et de Noël , propice au partage et à la solidarité, une collecte des « Boîtes du cœur » est proposée dans le secteur  ND de Foy .

Concrètement : dans une boîte à chaussures ou autre carton , mettre des denrées non périssables pour un repas plus festif : biscuits salés et sucrés, chocolats, galettes,  conserves ou bocaux de fruits , de légumes ,viande , poisson, de quoi faire des crêpes ou gâteau et les garnir etc…

Place à l’imagination généreuse !

Une petite  carte de vœux avant de la fermer, l’emballer d’un joli papier cadeau, enfin, elles seront partagées entre  :

    Solidarité Dinantaise et l’Epicerie sociale de Houyet.

Les boîtes du cœur peuvent être déposées dans les églises de FOY ND et de CELLES (ouvertes chaque jour ) auprès d’une personne relais de chaque paroisse ou Dominique Hautot Mathot 0479 702657.

MERCI ! Soyons des étoiles dans la grisaille de notre terre,  

JOYEUX   NOEL !

 

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L'éditorial de notre doyen

Publié le par Philippe Goffinet

L'éditorial de notre doyen

Le perroquet, le haut-parleur 
et l’école de la prière

 

Les médias occupent aujourd’hui une place importante dans nos vies. On parle d’ailleurs volontiers de « société de communication ». Il est vrai que nous disposons d’une multiplicité de canaux qui permettent à chacun de s’informer, mais aussi de s’exprimer, de faire valoir ses opinions, de raconter sa vie…

Pour autant, peut-on vraiment dire que nous communiquons ? Il y a tant de bavardages, de propos vides, de monologues dans les médias et dans notre quotidien. Nous nous comportons bien souvent comme des « perroquets », pour reprendre une image du pape François dans un discours improvisé lors de l’Assemblée plénière du Dicastère pour la communication (le 12 novembre) :« Lorsque nous parlons de communication, nous parlons d’un “aller-retour” (…). Il n’y a que les perroquets qui communiquent sans retour, parce qu’ils disent toujours la même chose, et peu importe ce qu’est l’écho, ce qu’on dit de l’autre côté. » Or, poursuit le pape, « ce n’est pas ce que je dis qui est important, non, mais ce que je dis à ce que l’autre me dit, à ce que j’écoute. C’est pourquoi la philosophie du “haut-parleur” ne sert pas, c’est plutôt une philosophie, disons, “au téléphone” : on écoute, on répond ».

Avec des mots simples, François sait dire des choses essentielles : une communication authentique, c’est celle qui permet à la parole de circuler – ce qui suppose une écoute et une estime mutuelles des interlocuteurs. Il est si facile de saturer l’espace de la parole jusqu’à ne plus laisser de place à une autre parole que la sienne, comme si, dans notre suffisance, nous n’avions rien à recevoir ni à apprendre d’autrui.

Le modèle de cette communication authentique nous est donné par Dieu lui-même qui cherche à entrer en communication avec l’humanité. Dieu ne sature pas l’espace de la parole. Dieu n’est ni un perroquet, ni un haut-parleur. Et s’il lui arrive de parler haut et fort, notamment par la voix de ses prophètes, il ne cherche jamais à s’imposer ni à avoir le dernier mot. Il sait aussi se taire, faire silence, se mettre à notre écoute et accueillir les mots d’hommes que nous pouvons lui adresser quand nous nous tournons vers lui. En fin de compte, il n’y a pas de meilleure école de communication que la prière, ce va-et-vient merveilleux entre Dieu et l’homme. L’Avent est un temps qui nous invite à la fréquenter davantage. Bon chemin vers Noël. Dominique Grenier, La Croix-Croire du 26 novembre 2022.

Cette invitation, que je fais mienne,  balisera notre temps de l’Avent en soignant particulièrement la liturgie de la Parole durant ces quatre semaines qui nous séparent de Noël. Une Parole que l’on accueille dans l’écoute attentive et à laquelle on répond en ajustant sa vie à ce que l’on a reçu. Nous passerons ainsi des ténèbres à la lumière (St Paul) notamment en faisant nôtre le slogan de l’action Vivre Ensemble de cette année : Contre la pauvreté, je choisis la solidarité.  « L’amitié sociale, dit le pape François, c’est poser sa main sur l’épaule de son prochain et avancer avec lui ».  Bon temps d’Avent

Philippe Goffinet

Décembre 2022

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L’Europe se querelle sur l’asile, des migrants meurent en Méditerranée

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Une opération de sauvetage de migrants en mer Méditerranée, menée par l’ONG SOS Méditerranée, le 25 octobre 2022. VINCENZO CIRCOSTA/AFP

Une opération de sauvetage de migrants en mer Méditerranée, menée par l’ONG SOS Méditerranée, le 25 octobre 2022. VINCENZO CIRCOSTA/AFP

Voilà huit ans que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) accomplit le travail sensible de documenter la tragédie des traversées en mer vers l’Europe. Il s’agit du projet « Migrants disparus », lancé après deux naufrages qui firent au moins 368 morts noyés en octobre 2013 près de l’île italienne de Lampedusa. Objectif : « Sauver des vies et mettre en place des efforts internationaux coordonnés sur les migrants disparus », conformément au Pacte mondial sur les migrations, signé par les partenaires européens.

Beaucoup de morts, peu d’effets

De leur méticuleuse collecte de données, réalisée en lien avec les familles endeuillées, se dégage une constante : la Méditerranée centrale est de loin la route maritime la plus fréquentée et la plus meurtrière, avec 18 856 morts et disparitions de migrants depuis 2014. Plus que la route passant par la Grèce (1 863 morts) et plus que celle passant par l’Espagne (2 661 morts).

Voilà huit ans également que la Commission européenne tente de mettre les Vingt-Sept d’accord pour réformer les politiques d’asile et d’immigration en Europe. En vain. Ce vendredi 25 novembre, l’exécutif européen tente une nouvelle conciliation, à l’occasion d’une réunion des ministres de l’intérieur européens à Bruxelles. La rencontre intervient deux semaines après l’épisode de l’Ocean Viking, que la France a accueilli, contrainte et forcée, tandis que le nouveau gouvernement italien de Giorgia Meloni a refusé de le faire accoster en Italie.

L’ampleur des décès et la souffrance exprimée par les familles n’ont que peu de prise sur les politiques, depuis la crise migratoire de 2015-2016. C’était déjà la conclusion du projet de recherche « Migrants disparus en Méditerranée »pendant cette période, mené en partenariat avec l’OIM, l’Université de York, la City University de Londres. Il concluait que « les États ont fait peu pour répondre à l’impératif humanitaire. »

Le constat est le même aujourd’hui, pour Camille Schmoll, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). « L’UE prend le problème du coût humain à l’envers, estime la chercheuse, qui suit de près la réalité des traversées. Les Européens partent du présupposé que c’est en dissuadant les candidats à l’exil, y compris en donnant des moyens à la Libye, que le flux va s’arrêter. C’est mal connaître les travaux de recherches, qui convergent pour dire que les facteurs de départ sont si forts que les gens vont continuer leurs tentatives de traversée, quels que soient les obstacles mis sur leur chemin. »

Les femmes, « moins bien positionnées sur les bateaux »

À la fin de sa présidence du Conseil de l’UE, en juin, la France avait posé sur la table un compromis pour gérer la question des naufragés. C’est ainsi qu’ont été promises 8 000 relocalisations de demandeurs d’asile depuis les pays « en première ligne » (dont l’Italie) vers une douzaine d’États membres candidats pour l’accueil. En contrepartie, ces pays d’arrivée s’engageaient à enregistrer les migrants sur une base de données biométriques (Eurodac) et à établir un système de filtrage lors de l’entrée de migrants dans l’UE. La Commission européenne défend en parallèle un renfort des contrôles en Tunisie, en Égypte et en Libye, « pour assurer une meilleure gestion des frontières et de la migration ».

Depuis cette proposition, 692 personnes ont disparu au large de la Tunisie ou de la Libye. Les données manquent encore de précision pour connaître les motivations, l’âge, le niveau de qualification des morts en mer, à l’heure où une partie de l’Europe au moins reconnaît manquer de travailleurs. On sait toutefois que les femmes sont celles qui paient le plus fort tribut de cette tragédie. 

« Pour elles, la mortalité est plus élevée, car elles arrivent plus éprouvées sur les bateaux, elles savent moins souvent nager, elles sont moins bien positionnées sur les bateaux, elles prennent plus le risque de couler, du fait qu’elles ont souvent à protéger d’autres personnes… », énumère Camille Schmoll. Voilà de quoi faire réfléchir les ministres de l’intérieur de l’UE, qui se réunissent ce vendredi 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

 

La Croix du 25 novembre 2022

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Entrée en Avent dans le secteur pastoral de Notre-Dame de Foy.

Publié le par Dominique Hautot

Entrée en Avent dans le secteur pastoral de Notre-Dame de Foy.
En l'église Ste Geneviève de Dréhance, entrée en Avent dans une célébration en secteur chaleureuse et priante.
 
Nous avons pris notre baluchon  pour suivre le chemin montant vers Noël. 
 
La premiere bougie de l'Avent est allumée. 
Trouvons la voie de la fraternité et de la confiance. 
Désaltérons- nous au puits de la Parole.
Osons frapper à la porte des coeurs.
A Noël,  Dieu nous dit que l'homme est précieux puisqu'il est la chair de Dieu.

 

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Mort de Christian Bobin : écrire l’éphémère éternel

Publié le par La Croix

Christian Bobin, ici Le 8 septembre 2017, est décédé vendredi 25 novembre. Alexandre MARCHI/L'EST REPUBLICAIN/MAXPP

Christian Bobin, ici Le 8 septembre 2017, est décédé vendredi 25 novembre. Alexandre MARCHI/L'EST REPUBLICAIN/MAXPP

Le Muguet rouge. C’est le titre que Christian Bobin avait donné à son dernier recueil, paru en octobre dernier. On n’imaginait pas alors que cette fleur rêvée, écarlate et palpitante de vie, serait à déposer sur le cercueil de l’écrivain et poète, décédé le mercredi 23 novembre, à 71 ans. Alors qu’il s’absente, Christian Bobin laisse ce signe de fragilité et de beauté, comme s’il l’avait d’avance préféré aux imposantes couronnes mortuaires qui semblent toujours prendre la mort trop au sérieux.

Christian Bobin avait prévenu ses fidèles lecteurs : il considérait la mort comme un passage. Vivant, il l’était d’autant plus qu’il tenait la main des morts, sans morbidité, mais avec amour et reconnaissance. « Les morts n’ont pas quitté la vie mais ses cloisons prétendument étanches », écrivait-il. Livre après livre, il s’était habitué à l’idée de les suivre. « Un jour, il nous faudra traverser une vitre sans la briser. L’effort sera terrible, qui changera notre cœur en rayon de soleil. »

Ce rayon de soleil, Christian Bobin l’avait perçu pour la première fois le 24 avril 1951, au Creusot (Saône-et-Loire). Il s’était imprimé en lui de manière irréversible, réchauffant cette ville industrielle, « berceau d’acier », marqué par la rudesse de la condition ouvrière et les inégalités sociales. « Je n’ai jamais vu le paradis qu’adossé à l’enfer, en contrepoint, contrechant », notait-il dans Les Différentes Régions du ciel.

Une soif de justice

Plutôt que de pourfendre avec violence un ordre social injuste, Christian Bobin avait refusé d’y consentir. Il avait pris le chemin des mots comme d’autres prennent le large, pour montrer qu’une autre vie est possible, loin des fausses grandeurs. « Il serait temps de remettre au centre nerveux de notre société ceux qui servent la vie, ceux qui remaillent sans fin le tissu de la vie », confiait-il à La Croix, en 2017. « Tout cela peut se faire sans violence, ajoutait-il. Simplement parce qu’on marquerait un désintérêt profond pour ceux qui ont le sourcil froncé sur les budgets et les graphiques. »

Christian Bobin était entré en écriture comme d’autres choisissent la vie monastique, avec conviction et zèle, simplicité et authenticité. Après avoir étudié la philosophie, il avait travaillé un temps pour la bibliothèque municipale d’Autun, l’Écomusée du Creusot, puis comme rédacteur à la revue Milieu(x).

Après avoir publié ses premiers textes chez Brandes et Fata Morgana dans les années 1970, il fit paraître La Part manquante en 1989 chez Gallimard, exprimant dans une écriture pudique les thèmes qui devaient rester les siens : l’attention à la vie, la quête de l’amour, l’errance des humains, leur endurance, leur espérance…

« Entendre, enfin, la voix aimante du Christ »

Cette espérance, Christian Bobin ne faisait pas mystère qu’elle s’enracinait pour lui dans l’Évangile. En 1992, Le Très-bas, sur François d’Assise, avait fait souffler un vent de fraîcheur dans l’édition religieuse. Il s’y faisait l’apôtre de la simplicité évangélique et d’un christianisme prenant au sérieux l’annonce du Christ que « les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers » (Matthieu 20,16).

Sous sa plume, la foi chrétienne retrouvait verdeur et douceur, mais aussi puissance révolutionnaire et salvifique. « Nous sommes, comme jamais, dans des temps bibliques. Les âmes fondent sous le soleil de l’avidité. L’argent remplace les yeux. C’est maintenant que tout est perdu que nous avons une chance d’entendre, enfin, la voix aimante du Christ », confiait-il encore à La Croix.

Au fil des années, Christian Bobin s’était fait plus soucieux de l’évolution de la société contemporaine, craignant son matérialisme, son efficacité brutale, sa vitesse – « un grand diable » , auquel il préférait le rythme régulier des saisons. Il y opposait une autre manière d’être, au plus proche de la nature, fuyant la notoriété pour la solitude, préférant l’écriture au feutre à l’ordinateur, choyant la présence des livres, dont il partageait l’amour avec sa compagne, la poétesse Lydie Dattas.

Dans une société trop bavarde et impulsive à ses yeux, Christian Bobin cultivait le silence, la retenue et la joie, dans une attitude toute franciscaine. Il choisissait ses mots, comme on compose avec attention un bouquet. « Écrire est un art aussi fragile que vivre. Un rien les fausse. »

La Croix du 25 novembre 2022

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« Je ne me suis pas engagé comme prêtre pour une institution, mais pour des personnes »

Publié le par Charles Delhez Prêtre jésuite, sociologue

« Le Christ nous invite à toujours regarder vers l’avenir, à libérer les autres et à nous libérer nous-mêmes de notre passé, car Dieu est miséricordieux. » RUSKPP/ADOBE

« Le Christ nous invite à toujours regarder vers l’avenir, à libérer les autres et à nous libérer nous-mêmes de notre passé, car Dieu est miséricordieux. » RUSKPP/ADOBE

Trop, c’est trop ! On aurait pu croire que le rapport Sauvé avait fait prendre conscience aux évêques français du drame et du scandale de la pédophilie et pointé les réformes à opérer. Et voilà qu’il est révélé que l’ancien évêque de Créteil, qui avait quitté ses fonctions prétendument pour raison de santé, était en fait sous le coup d’une sanction romaine pour « abus spirituels à des fins sexuelles » et que le cardinal Ricard reconnaît des faits gravement délictueux, certes il y a trente-cinq ans. Que beaucoup s’éloignent de l’Église, comment s’en étonner ?

L’Évangile m’apprend cependant qu’il faut oser croire au pardon. Celui de Dieu, bien sûr, mais aussi le nôtre, puisque régulièrement nous disons : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. » Le Christ nous invite à toujours regarder vers l’avenir, à libérer les autres et à nous libérer nous-mêmes de notre passé, car Dieu est miséricordieux. Mais il ne faudrait pas que ce soit une manière de fermer les yeux ou de défendre l’institution. Les personnes ont droit à notre miséricorde – et c’est souvent un combat que d’y parvenir – cependant les institutions méritent parfois des révolutions.

Systémique

Le rapport Sauvé avait parlé d’une crise systémique. En voilà, hélas, une illustration de plus. Faut-il quitter le navire ? Heureusement, il reste la figure du pape François. Son idéal est fort : guérir l’Église de sa maladie du pouvoir, mettre les religions en dialogue, accueillir les plus blessés de notre humanité, et particulièrement les migrants, et j’en passe.

Mais il y a surtout, bien sûr, la figure de Jésus lui-même. Je ne peux oublier que c’est par l’Église, aussi pécheresse qu’elle soit, que son message m’est parvenu et que sa personne est restée vivante pour moi. « Il y a toujours une source cachée sous le seuil du temple », écrivait Éloi Leclerc, et de préciser « quand bien même (cette Église) s’affuble des oripeaux de ce monde » (2).

Par amour de l’humanité

L’Église est une communauté d’humbles tâcherons qui se comptent par centaines de mille – parmi eux, des prêtres et des évêques aussi ! Il ne faudrait pas laisser planer la suspicion sur tous. Ce peuple en marche est tributaire de son temps, mais il a reçu un souffle, celui de l’Évangile, qui lui permet de traverser dans la foi, l’espérance et l’amour, les siècles qui, avec lui, mais aussi, pour une part, grâce à lui, s’avancent, avec des pas en avant et des pas en arrière, vers plus d’humanité. 

Je ne me suis pas engagé pour une institution, mais pour des personnes. Ces personnes, c’est l’humanité elle-même – « Dieu a tant aimé le monde », dit Jésus dans l’Évangile de saint Jean (3,16) –, et l’Église en fait partie. Celle-ci est, au cœur de ce monde, un certain rêve d’humanité, un idéal jamais atteint, que le Christ est venu raviver. Et, comme toute réalité humaine, si elle veut durer, il faut qu’elle s’organise. Il ne s’agit pas de supprimer toute institution, mais de mettre celle-ci en phase avec nos sociétés, tout en gardant une distance critique par rapport à une « modernité qui déraille sur de nombreux sujets », selon le philosophe Jean-Louis Schlegel.

L’institution sera toujours « un mal nécessaire », continuellement en retard sur le Royaume de Dieu, comme l’écrit Heinz Zahrnt, un théologien protestant. Sans elle, pourtant, Jésus et sa Bonne Nouvelle seraient tombés dans l’oubli. Notre humanité ne peut faire fi de cette proposition de fraternité, de bonté, de générosité et de pardon. L’Évangile est comme une graine qui doit germer et porter du fruit. Il n’y a que deux mille ans qu’elle a été semée !

Je ne quitterai pas le navire, même quand il coule, ce qui ne m’empêche pas de reconnaître qu’il coule, et qu’il faut une réforme profonde et totale. La petite barque des pêcheurs de Galilée est devenue un immense paquebot bien difficile à faire virer de bord. Mais ce même Jésus a eu l’audace de dire que « les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16,18). C’est donc avec espérance qu’en restant sur le pont, je me bats pour qu’il y ait un avenir, sans même savoir comment il sera.

La Croix du 25 novembre 2022

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Floreffe, de saint Norbert à Esperanzah!

Publié le par Yvan Tasiaux

Floreffe, de saint Norbert à Esperanzah!

Par Jean-François Pacco, journaliste retraité, passionné d'histoire et de patrimoine

Floreffe a 900 ans. Moments de gloire et de misère de la plus puissante abbaye du Namurois, depuis sa fondation par les comtes de Namur jusqu'à sa grande prospérité du 18e siècle. Comment a-t-elle traversé ensuite, intacte, les troubles de la période française? Pourquoi, finalement, est-elle devenue petit séminaire? Quel est son héritage aujourd'hui, dont fait notamment partie, à Dinant, l'abbaye de Leffe?

En collaboration avec le CIFRA

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Abbaye de Leffe. Des animaux à la crèche...

Publié le par Yvan Tasiaux

C’est Noël, le merveilleux entre dans l’histoire.

Douze animaux se mettent à parler et à chanter pour dire à leur manière ce qu’ils ont vu.

Venez découvrir au travers des fils des marionnettes une animation de 45 minutes où le rêve s’anime.

Rejoignons la crèche pour être surpris, amusés, charmés, … par ces drôles de bêtes.

Pas si bête cette comédie musicale !

Abbaye de Leffe. Des animaux à la crèche...

Informations pratiques

Abbaye de Leffe : P.A.F. libre : 1 place de l’abbaye

Lundi 26, Mardi 27, Mercredi 28, jeudi 29 et vendredi 30 décembre : séance à 15h00

Lundi 2, Mardi 3, Mercredi 4, jeudi 5 et vendredi 6 janvier : séance à 15h00 

Spectacle accessible à partir de 5 ans jusqu’à 99 ans.

Réservation souhaitée (places limitées)

Tél. : 082/22.23.77 uniquement du lundi au vendredi de 8h30 à 16h00

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"La théologie par les pieds" Proposition de chemin théologique

Publié le par Yvan Tasiaux

"La théologie par les pieds" Proposition de chemin théologique

Très intéressante journée à Erpent. "La théologie par les pieds. " Proposition de chemin théologique. Ci-dessous, texte d'introduction.

"La théologie par les pieds" Proposition de chemin théologique
"La théologie par les pieds" Proposition de chemin théologique

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Gabriel Ringlet. L'Eglise catholique est-elle en danger?

Publié le par Yvan Tasiaux

Gabriel Ringlet. L'Eglise catholique est-elle en danger?

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Quand passe le souffle. Belle réflexion de Myriam Tonus

Publié le par Yvan Tasiaux

Quand passe le souffle. Belle réflexion de Myriam Tonus

Inutile de tourner autour du pot : dans mon entourage familial, immédiat et plus éloigné, ils et elles ne sont plus très nombreux à se déclarer croyants. Les jeunes (dont la plupart ont suivi près de 12 ans de cours de religion) ne manifestent aucun intérêt pour les choses de la foi ; leurs parents ont déserté jusqu’aux parvis ; quant aux amis de ma génération, ils se partagent entre ceux qui se sont, eux aussi, éloignés de l’Église et ceux qui se demandent ce qu’ils ont fait (ou pas) pour que la transmission soit à ce point en panne. Quant à moi, je vis sereinement le fait d’être la grand-mère qui fait de la théologie comme d’autres font de l’aquarelle ou de la marche nordique. Sans vraiment m’inquiéter de ce que les jeunes du Patro ou mes propres petits-enfants (adultes) ignorent qui est le pape François ou ce que représente l’assomption de Marie.

 

C’est que vivre avec les jeunes, c’est passionnant. Et c’est un objet d’émerveillement quasi quotidien. Dans Petite Poucette, Michel Serres rendait un hommage jubilatoire et sincère à cette génération de filles et de garçons nés au moment où le monde a quitté la modernité pour entrer dans une mutation dont nous n’avons peut-être même pas encore vraiment conscience, nous qui venons de l’ancien monde. Certes, ils nous bousculent, ces « millenials » (nés dans les années 2000), ils nous délogent et nous n’avons qu’une alternative : ou bien sombrer dans une déploration, aussi vaine qu’injuste, à propos du niveau qui ne cesse de baisser, de l’addiction aux écrans et autres modernes turpitudes, ou bien reconnaître que l’avenir, ce sont ces jeunes qui le porteront. Et si l’on choisit le second terme de l’alternative, il nous faut accompagner leur angoisse de cet avenir singulièrement menacé… et reconnaître en nos descendants une lucidité et une maturité qui dépassent, me semble-t-il, celles que nous avions à leur âge. Oui, ils réinventent tout : les relations amoureuses, l’école, le travail et cela nous ébouriffe. Mais ce sont de belles personnes et ils font preuve d’autant de générosité et d’idéal – une forme désenchantement en plus. Cela peut se comprendre, vu l’héritage qu’ils devront assumer. Et oui, la spiritualité, ils connaissent ­– si l’on rend à ce mot son sens premier : un souffle que l’on reçoit, qui gonfle les voiles et donne d’avancer. Les religions n’en ont pas le monopole.

 

C’est dire si  quelques lignes lues dans mon journal préféré m’ont littéralement giflée. Un séminariste déclare : « Quand je parle à des amis non croyants, je remarque qu’il manque un sens à leur vie. Et notre rôle, c’est justement de les ramener à Jésus, pour leur bien. »  Ainsi donc, seuls les croyants (catholiques ?) pourraient faire du sens dans leur vie et le rôle du prêtre serait de ramener au bercail les brebis égarées. Pour leur bien… Tant d’inconscience et de sentiment de supériorité laisse sans voix. Qui donc es-tu, frère séminariste, pour juger, du haut d’un statut que tu n’as même pas encore, la qualité d’une vie humaine qui ne partage pas tes convictions ? Te rends-tu compte que ce sont précisément des propos et des positions de cette sorte qui ôtent toute envie d’en savoir plus sur ce qu’est la foi ? Te souviens-tu que Jésus, lorsqu’il se faisait proche des gens, se contentait (si je puis dire) d’éveiller l’étincelle de vie qu’ils portaient en eux et qu’il ne leur demandait pas de se convertir au judaïsme ? Et ceci encore : lorsque j’étais prof de religion, il y a 30 ans, figurait déjà dans le manuel dûment approuvé un petit texte jouissif qui rappelait qu’être croyant ce n’est pas avoir « quelque chose en plus »… comme on a une verrue sur le nez !

 

Alors, si l’avenir risque bien de n’être drôle pour personne, et en particulier pour les jeunes, je souhaite sincèrement bon courage à ce séminariste. Mais je continuerai à me réjouir tout aussi sincèrement de constater que décidément, le souffle (l’esprit) souffle où il veut et que l’on ne sait ni d’où il vient, ni où il va. Simplement, je perçois en continu sa trace vivifiante à l’œuvre chez tant de mes contemporains, y compris chez celles et ceux, jeunes ou non, qui n’ont pas  besoin d’étiquette pour se mettre au travail.

Myriam TONUS

 

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La pauvreté. La part du pauvre.

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La pauvreté. La part du pauvre.

Tu ne grapilleras pas (Lévitique 19, 9-10)

Lorsque vous moissonnerez vos terres, tu ne moissonneras pas jusqu’à la lisière du champ. Tu ne ramasseras pas les glanures de ta moisson, tu ne grappilleras pas dans ta vigne, tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ta vigne : tu les laisseras au pauvre et à l’immigré. Je suis le Seigneur votre Dieu.

Méditation

La part du pauvre

« Grappiller », dit un dictionnaire, c’est « cueillir les grappes de raisin laissées dans une vigne par les vendangeurs ». Or, il s’agit ici de ne pas grappiller… dans sa propre vigne. Glaner, c’est « [r]amasser dans un champ les épis qui ont échappé aux moissonneurs ». Or, il s’agit ici de ne pas ramasser les glanures de sa propre moisson.

La première étape de la pauvreté, c’est un rapport juste à sa propre richesse. C’est croire que ce que j’ai ne m’appartient pas totalement. Il y a, il y aura toujours la « part du pauvre », une sorte de dîme naturelle : « Tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ta vigne : tu les laisseras au pauvre et à l’immigré. »

Le passage se conclut par : « Je suis le Seigneur votre Dieu. » Toute richesse doit se rappeler qu’au-dessus de nous, il y a Dieu et que ce Dieu n’oublie jamais les pauvres. 

Une amie, tertiaire franciscaine, me racontait qu’un jour, une dame inconnue, en attendant le bus, lui avait dit que le problème, c’est que nous étions trop nombreux sur la terre. Du tac au tac, mon amie lui avait répondu, que le problème, c’est que nous ne partagions pas assez. C’est là du bon sens théologique : les biens matériels sont par essence limités, mais ils permettent de mettre en œuvre la charité, qui, elle, est infinie et inépuisable. 

Laisser la place au grappillage peut mener loin : c’est ainsi que Booz, riche propriétaire, a trouvé sa charmante épouse, Ruth la Moabite, qui glanait sur son champ. De cette rencontre naquit Obed, le père de Jessé, le père de David. D’où naquit notre Sauveur, si attentif aux miettes qui tombent de la table...

 

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